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OL-Nice: six supporters interpellés et interdits de stade après les fumigènes

Si l’OL a battu Nice (2-1), samedi lors de la 14e journée de Ligue 1 samedi au Groupama Stadium, le match a été interrompu à cause de l’utilisation de fumigènes dans les tribunes. Des incidents qui ont provoqué l’interpellation de six spectateurs.

Au lendemain de la victoire de l’Olympique Lyonnais contre Nice (2-1), l’heure est au bilan. Positif sur le plan sportif, les Gones ayant repris leur marche en avant après la défaite contre l’OM. Négatif en dehors du terrain. Dans le virage sud, où les ultras de Lyon 1950 fêtaient leur 10e anniversaire, pas moins de 80 fumigènes et 10 pots de fumée ont causé l’interruption de la rencontre jusqu’à ce que la visibilité retrouvée permette aux 22 acteurs de reprendre le jeu. Ces incidents n’ont pas fait de blessés mais des personnes ont été incommodées par la fumée, qui a rendu l’atmosphère irrespirable.

Six supporters interdits de stade

Six personnes ont été interpellées et remises à la police. Une est encore recherchée. Sur ces six personnes, deux ont été interpellées en possession de fumigènes durant l’avant-match lors de la palpation, trois en première mi-temps et une au moment de l’interruption. Ces personnes ont été repérées par les caméras de surveillance intérieures du stade et immédiatement extraites par les stadiers avant d’être placées en garde à vue. Le spectateur qui a lancé une torche sur le terrain est toujours recherché. Les six supporters interpellés vont recevoir un courrier en début de semaine, selon le protocole en place au stade. Ils seront déjà interdits de stade pour tout le reste de la saison en attendant les décisions judiciaires. Ils passeront en comparution immédiate.

L'OL pointe la responsabilité des supporters

Mais comment des spectateurs ont-ils pu pénétrer à l'intérieur du Groupama Stadium avec 80 fumigènes? Comme souvent, les engins pyrotechniques sont cachés sous le pantalon, près des parties intimes, afin qu’ils soient indétectables à la palpation.

Du côté de l’OL, qui a dénoncé des "débordements inacceptables", on est désabusé car tout était bien organisé. Toutes les animations dans le stade doivent être "validées" par les dirigeants. Pour les banderoles par exemple, ce qui est écrit doit être envoyé en amont au club. Celui-ci donne la plupart du temps son accord sous deux conditions: pas d’insultes, pas de diffamations. Au niveau des fumigènes, le club avait bien prévenu que les engins pyrotechniques étaient interdits. Et que s’ils sortaient, le kop sera responsable. Au club, à l'image de la mine désabusée de Jean-Michel Aulas, muet samedi soir, on est dans l’incompréhension totale. Et on a presque le sentiment d'être trompé, voire pas respecté.

ABr avec EJ à Lyon