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OM: après les violences, Eyraud confirme "une série de plaintes" contre les "délinquants"

Invité de la chaîne Téléfoot ce dimanche, Jacques-Henri Eyraud est revenu sur les violents incidents survenus samedi au centre d'entraînement de l'OM. Le président du club phocéen a annoncé le dépôt d'une série de plaintes et a réaffirmé son intention de ne pas quitter le navire.

"Il y a beaucoup de douleur, de la souffrance, de la sidération". Invité de la chaîne Téléfoot ce dimanche, le président de l’OM Jacques-Henri Eyraud est revenu sur les violents incidents qui ont eu lieu samedi au centre d’entraînement du club phocéen. Environ 400 supporters se sont massés devant les grilles de la Commanderie pour exprimer leur colère. Ils ont allumé pétards, feux d'artifice et autres fumigènes. Certains ont même réussi à entrer dans l'enceinte du centre. Ces incidents ont entraîné l'interpellation de 25 personnes et provoqué le report du match de Ligue 1 entre l’OM et le Stade Rennais prévu samedi soir au Vélodrome.

"On a renforcé la sécurité, on doit assurer la sécurité des collaborateurs, des salariés, des joueurs… C’est ce qu’on fera. On ne va pas laisser passer ce qui s’est passé. C’est une horde sauvage d’individus qui est entrée par la force dans une propriété privée en causant des milliers d'euros de dégâts et en faisant des blessés. Ce type d’événement est absolument inqualifiable et inacceptable. On a porté plainte, il y a eu une première série de plaintes dans l'après-midi. On utilisera tout ce que le droit nous permet de faire pour essayer de retrouver les coupables et faire en sorte qu’ils soient jugés", a annoncé Eyraud. Selon l’AFP, quatorze personnes étaient toujours en garde à vue dimanche soir après le coup de force de samedi.

"On ne va pas baisser les bras"

"C’était impossible de retenir ce que j’appelle des délinquants. Expliquer ce qu'il s’est passé, c’est commencer à le justifier, il y a la loi et des limites à l’expression, qui ne peuvent pas se manifester en cassant, en endommageant, en blessant des collaborateurs. Il y a eu des vols d’effets personnels de certains joueurs", a insisté Eyraud, devenu la principale cible de la colère des supporters, qui avaient procédé samedi matin à un déploiement massif de banderoles contestataires partout dans Marseille.

"Ce n’est pas l’OM que nous voulons bâtir avec Frank McCourt. C’est dur mais exaltant, on ne va pas baisser les bras, au contraire. Ça nous amène vers beaucoup de fermeté, de détermination et de volonté de rassembler un maximum de supporters que le spectacle délivré samedi n'était pas leur club. On sera là pour eux", a ajouté Eyraud. Submergé par la crise, l’OM tentera dans ce contexte de relever quelque peu la tête mercredi avec un déplacement à Lens (21h) à l’occasion de la 23e journée de Ligue 1.

RR