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OM: Michel recadre Mendy, son "3e fils"

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A deux jours du déplacement de l’OM à Bordeaux (dimanche, 21h) en match de la 19e journée de Ligue 1, le coach olympien Michel a évoqué le cas Benjamin Mendy, très irrégulier depuis plusieurs semaines. Avec humour mais fermement, le technicien espagnol n’a pas épargné son joueur à qui il reproche son immaturité.

L’ordinaire des entraineurs en conférence de presse consiste en général à protéger les joueurs. Rares sont les techniciens à déroger à la règle, encore plus à froid, à deux jours d’un rendez-vous important. Ce vendredi à Marseille, Michel a pourtant pris la posture du père de famille fâché par le comportement dilettante de l’un de ses rejetons, tout en humour et en bienveillance, même si le message est clair.

Objet du sermon de l’entraineur olympien, Benjamin Mendy. Cancre de ces dernières semaines, le latéral dont le potentiel laisse augurer une grande carrière, reste sur une série négative. Hors de forme lors du déplacement à Rennes début décembre (16e journée), il a provoqué le penalty transformé par Jacques Zoua face au Gazélec Ajaccio le week-end dernier. Plus généralement, le latéral diffuse l’impression de ne pas être dans son assiette et ne s’implique pas suffisamment au quotidien.

« Les cheveux blancs que j’ai, c’est en partie de sa faute »

« Mendy c’est comme mon 3e fils. Je pense à lui toute la journée. Je le dis avec humour mais c’est vrai. Aujourd’hui, on a réussi à ce qu’il soit le premier à entrer sur le terrain d’entrainement, a raconté Michel. Ça ne lui était jamais arrivé. Ça a été une grande victoire pour moi. Il ne se rend pas compte des qualités qu’il a. Ça dépend de lui, de ses efforts, mais le jour où il mettra en phase son mental avec son potentiel physique et technique, on aura un latéral fantastique. »

Pour expliquer les passages à vide de son joueur, l’ancien milieu du Real Madrid pointe l’immaturité d’un Benjamin Mendy révélé par Marcelo Bielsa la saison dernière. L’entraineur argentin avait même estimé la valeur du latéral à 30 millions d’euros. Mais depuis, la courbe de progression s’est inversée. « Il me dit toujours : "Oui, oui..." Mais non, il est irrégulier. Les cheveux blancs que j’ai, c’est en partie de sa faute. »

la rédaction avec F.G à Marseille