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OM : Michel "tranquille" et presque imperturbable

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Michel - AFP

Alors que sa position sur le banc de l’OM est toujours plus inconfortable, l’entraîneur de l’OM, Michel, a affirmé ce vendredi aborder avec tranquillité le déplacement à Bastia, dimanche (17h, 32e journée de Ligue 1). Malgré le nombre incessant de questions sur son avenir, le technicien espagnol a gardé un certain calme et a réfuté toute pression excessive à son égard.

« J’aime beaucoup Marseille. La ville, les gens. Surtout la plage ». Il aura fallu attendre une bonne dizaine de minutes et une question un poil – pour ne pas dire beaucoup – décalée (Avez-vous un coin préféré à Marseille ?) pour voir Michel se détendre. Et sourire. Instant rare d’ailleurs ce vendredi de la part du technicien espagnol, qui l’a vite ravalé. Et pour cause : après une trêve internationale où il a été clairement question de son avenir, ce dernier a essuyé une salve nourrie de questions sur son maintien en poste. Pourtant tendu, c’est sans se démonter et sans, surtout, s’énerver, que l’intéressé a fait face à cette saillie.

« Si l’information se justifiait, je ne serais pas là »

« Je vis ça de manière tranquille, je me concentre sur mon travail. Mon travail est dédié à l’entraînement et à la préparation de mes joueurs » a d’abord assuré Michel, qui a affirmé à maintes reprises avoir le soutien de son groupe. Le fait que l’OM joue le maintien ? « Nous sommes plus proches de monter vers le haut que de descendre » a aussitôt rétorqué Michel. La pression de son poste, qu’une nouvelle défaite à Bastia, ce dimanche (17h) pourrait rendre définitivement insurmontable ? « J'aime la pression, j'ai appris à jouer sans peur, à Getafe j'ai connu ça. Cela me plait, je n'ai pas peur » a assuré l’ancien joueur du Real Madrid, qui a glissé dans la foulée que sa vie sportive « n’a jamais été facile » et que lorsqu’il était jeune, il avait déjà connu « des situations de ce genre-là. »

Michel l’a encore dit et répété : il ne démissionnera pas. « Je ne pourrais pas partir dans ces conditions par rapport à mes joueurs. Je leur demande beaucoup, je ne vais pas les abandonner. Ce ne serait pas honnête. » Et alors que la rumeur d’un licenciement plane au-dessus de sa tête, l’Espagnol rappelle qu’en interne, personne et surtout pas Vincent Labrune, son président, ne lui ont montré du doigt la porte de sortie. « Je parle régulièrement avec le président. Mardi dernier, on a parlé, rien n'a changé, assure-t-il. On n'a pas abordé ce sujet, il faudrait lui demander. Si l'information se justifiait, je ne serais pas là avec vous... »

« On sait d’où viennent les tirs »

C’est finalement lorsqu’on l’a questionné sur les propos de Fletcher, qui n’avait pas caché son étonnement quant à l’implication des joueurs marseillais à l’entraînement, que la façade a priori calme de Michel s’est lézardée. « Je n’ai rien à dire là-dessus, ses déclarations lui appartiennent » a lâché sèchement l’entraîneur phocéen, visiblement agacé de la sortie de son attaquant. Même ton lorsqu’on l’a interrogé sur les trois jours et demi de repos accordés au groupe.

« Il vous manque des infos, car faire un travail collectif avec seulement six joueurs, c'est difficile, non ? » a lancé Michel aux journalistes présents, bien au fait de l’atmosphère lourde et pesante qui règne actuellement au sein du club olympien. « C'est une situation qui est normale. Je connais le milieu du foot, on sait d'où viennent les tirs... ». Michel n’a pas cru nécessaire de préciser à qui il faisait allusion dans son où ? Mais cette sortie, loin d’être anodine, prouve bien qu’à l’OM, l’entraîneur aussi sait faire passer ses petits messages.