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OM-Montpellier: la fin du "syndrome Vélodrome" ?

B.Mendy et G.K.Nkoudou

B.Mendy et G.K.Nkoudou - AFP

Très performant à l’extérieur, l’OM n’est en revanche que la 17e équipe de L1 à domicile. Un problème que Michel et ses hommes veulent vite régler car les réceptions de Montpellier, ce dimanche (14h), et du Gazélec Ajaccio, une semaine plus tard, vont s’enchaîner.

Depuis quelques temps, l’OM n’est plus à une anomalie près. Mais celle-ci doit vite être corrigée pour espérer jouer les premiers rôles. Performant loin de ses bases, où il reste sur quatre victoires consécutives, Marseille est en revanche bien moins à l’aise au Vélodrome. Un stade dans lequel il n’a plus gagné en L1 depuis le 13 septembre, contre Bastia (4-1). Seulement 17e du classement à domicile, l’OM doit vite rectifier le tir puisque Montpellier, ce dimanche (14h), et le Gazélec Ajaccio, une semaine plus tard, vont lui rendre visite.

« Je ne pense pas qu’on ait peur de jouer au Vélodrome, lance d’emblée Brice Dja Djédjé. C’est vrai que ce n’est pas évident de jouer sans nos supporters (les virages étaient fermés contre Angers et Lorient, ndlr) mais là on commence à les retrouver petit à petit. Ça fait un moment qu’on n’a pas gagné et j’espère qu’on essaiera de gagner des matchs dans ce stade. On essaie de travailler à l’entraînement pour que quand les équipes viennent et qu’elles se regroupent, on essaie de les contourner. Après, on rencontre de très bonnes équipes donc c’est un peu plus compliqué pour nous, mais j’espère qu’on va rebasculer. » 

Une tactique plus prudente ?

Le constat purement comptable effectué, reste désormais à trouver des explications à ce que l’on pourrait appeler le « syndrome du Vélodrome ». Michel pense en avoir trouvé une : « Il me semble qu’il y a une explication qu’on pourrait considérer à peu près claire, c’est que les joueurs sentent qu’ils doivent jouer de manière un peu différente quand on joue à domicile, de manière un peu plus individuelle. Les joueurs sentent peut-être beaucoup plus la pression quand ils jouent au Vélodrome. Ce n’est pas quelque chose qui a été indiqué à l’entraînement mais ils le sentent. Il faut travailler là-dessus et qu’ils puissent bien distinguer ce que c’est de jouer à domicile et de jouer à l’extérieur. » Face à des équipes qui viennent souvent au Vélodrome pour défendre et contrer, Michel attend donc de ses joueurs qu’ils… prennent moins de risques.

« Il me semble que quand on joue au Vélodrome, l’équipe a tout de suite cette envie terrible d’attaquer immédiatement, voire même avant le premier coup de sifflet de l’arbitre, explique le coach de l’OM. En tout cas, il faut qu’on prépare bien ces matchs à domicile, comme nous les préparons à l’extérieur. Il faut que l’équipe se sente solide, avec une bonne base, exactement comme on le fait à l’extérieur. » Place aux actes !

AA avec F.Ge