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OM-PSG: trois scénarios fictifs pour le classique... en attendant le vrai

Mbappé face à Sakai

Mbappé face à Sakai - ICON

En raison de la pandémie de Covid-19, la Ligue 1 est suspendue. Le classique OM-PSG, qui devait avoir lieu ce dimanche soir au stade Vélodrome, est repoussé à une date ultérieure. Pour combler ce manque et aussi l’ennui en cette période de confinement, RMC Sport a fait un bond de quelques heures dans le temps. Et fait le récit de trois scénarios rêvés (ou pas) du match le plus attendu de la saison en L1.

Scénario n°1

Thauvin délivre l’OM et met fin à neuf ans d’invincibilité du PSG 

Toujours distancé de 12 points, l’OM est sur une bonne dynamique après son succès à Montpellier (0-1). Dans un Vélodrome plein à craquer, le match, électrique, commence par un gros tampon d’Amavi sur Neymar. Les esprits s’échauffent. Tuchel est fou de rage. Rien de grave pour Ney qui se relève et lance 10 minutes plus tard Mbappé. Le champion du monde est crocheté dans la surface par Mandanda. Penalty. Neymar tire sur le gardien marseillais mais Cavani a suivi et ouvre le score pour Paris. Le PSG mène à la pause. Au retour des vestiaires, les Marseillais reviennent métamorphosés. Alors que ça ronronne côté parisien, Payet slalome entre Paredes et Marquinhos avant de servir Dario Benedetto qui célèbre son but en jonglant avec un rouleau de papier WC. Le Vélodrome est en fusion mais ce n’est rien à côté de l’explosion dans le temps additionnel. Se rappelant à ses bons vieux souvenirs, Thauvin, bien revenu après sa blessure, part côté droit, repique dans l’axe et adresse un tir dans la "lulu". 2-1 pour l’OM. Grâce à leur revenant, les Marseillais d’André Villas-Boas mettent fin à neuf années sans victoire contre leur rival. Alors que la qualification pour la Ligue des champions est quasi-assurée, le technicien portugais est élevé au rang d’idole absolue. Son rond de serviette l’attend à la même table que Marcelo Bielsa et Didier Drogba.

Scenario n°2

L’OM et le PSG dos à dos après un classique très, très chaud

Gonflés à bloc par un Vélodrome volcanique, les Marseillais mettent tout de suite la pression sur les Parisiens. Les contacts sont rugueux. Souvent borderline. Strootman et Paredes en viennent aux mains. Cartons rouges. Sur un cafouillage, Rongier se souvient qu’il a le droit de marquer. Un but moche, très moche, son premier avec l’OM, mais il donne l’avantage aux Marseillais. Les contacts se multiplient. Taclé par Kamara, Neymar reste au sol. Tuchel devient tout blanc. La malédiction plane au-dessus du Brésilien. Comment le PSG va-t-il pouvoir prendre sa revanche face au Barça en quarts de finale de Ligue des champions si l’ancienne star de l’équipe catalane est absente ? Ney sort en boitant, non sans avoir manifesté sa colère à la sortie du terrain. Le match devient de plus en plus tendu. Après une énième altercation, Alvaro et Cavani voient rouge, eux aussi. On joue à 9 contre 9. Les occasions se font rares mais à force d’avoir la possession du ballon, le PSG finit par trouver la faille. Entré en jeu, Kurzawa tente un centre lointain qui surprend tout le monde, Mandanda y compris. 1-1. "C’était pas match top, top, top", résume Thomas Tuchel.

Scenario n°3

En mode "Ronnie", Neymar éteint le Vélodrome

Passées en boucle à l’occasion de ses 40 ans, les images des exploits de Ronaldinho sur la pelouse de l’OM en mars 2003 auraient-elles inspiré le numéro 10 parisien ? Depuis la qualification face à Dortmund et ses larmes de joie après la rencontre, la cote d’amour de Ney est revenue au sommet à Paris. Si deux Marseillais sont toujours au marquage, Ney est dans un grand soir. Ses dribbles et accélérations font mouche à chaque fois. Après avoir servi sur un plateau Mbappé, il inscrit le but du break dans la surface sur un centre de Di Maria. 0-2 à la pause. Le meilleur reste à venir. Parti de son camp, il efface trois Marseillais à pleine vitesse avant de tromper Mandanda d’une frappe enroulée dans le petit filet. Ivre de joie, Verratti retire son maillot. Carton jaune. Comme Ronnie 17 ans plus tôt, Neymar s’offre un doublé d’anthologie. Le but de Germain dans le temps additionnel est anecdotique (1-3). Paris fait toujours la loi à Marseille.

ABr