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OM-Reims: une défense pas au point, une attaque à la peine... Villas-Boas a du boulot

Battu au Vélodrome par le Stade de Reims (0-2), samedi pour la première journée de Ligue 1, l'Olympique de Marseille a rendu une copie préoccupante. Le chantier d'André Villas-Boas s'annonce lourd.

On prend les mêmes... et on recommence. Pour sa première sortie en match officiel, samedi à l'occasion de la reprise de la Ligue 1, l'Olympique de Marseille version André Villas-Boas s'est tristement incliné sur sa pelouse contre le Stade de Reims (0-2).

Sans ses deux recrues Alvaro Gonzalez et Dario Benedetto au coup d'envoi, ni Florian Thauvin qui souffre d'une cheville depuis plusieurs semaines, le club de la cité phocéenne a délivré une faible prestation, semblable à celles de la fin de saison dernière. Une performance punie par un contre dévastateur de Boulaye Dia (58e) puis une action collective conclue par Hyunjun Suk (90e).

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Une première période au bout de l'ennui

Difficile de retenir des éléments positifs des 45 premières minutes de la formation marseillaise, qui ne s'est pas créée la moindre occasion sérieuse. Tout juste a-t-elle réussi à décocher deux tirs non cadrés, de l'extérieur de la surface. Les joueurs ont globalement donné l'impression de ne pas avoir de rythme, tant les courses à haute intensité ont semblé rares et les mouvements autour du porteur du ballon étaient difficilement perceptibles. La deuxième période a été un peu plus animée, donnant notamment lieu à une frappe surpuissante sur la barre transversale de Kevin Strootman (57e)... juste avant l'ouverture du score.

La défense pas au point

Difficile de voir des progrès dans l'organisation défensive. Complètement disloquée sur le contre qui a abouti à l'ouverture du score et apathique sur le deuxième but, l'arrière-garde marseillaise a montré de nombreux signes de faiblesse. Avant de craquer, plusieurs alertes, notamment en fin de première période, ont montré qu'il suffisait que l'adversaire augmente légèrement le tempo et amène de la vitesse en contre, par des sprints ou des redoublements de passe, pour que la défense se retrouve en difficulté.

Les prestations individuelles n'ont rien arrangé. Duje Caleta-Car n'est pas passé loin d'une exclusion, Boubacar Kamara a été facilement éliminé sur le premier but, tandis qu'Hiroki Sakai s'est montré largement fautif avec son placement défaillant sur le dernier but. Devant eux, Luiz Gustavo s'est pourtant donné en multipliant les tacles. Mais le placement et le pressing collectif n'ont pas été très efficaces.

Une animation offensive qui ne fonctionne pas

Valère Germain en pointe d'un 4-3-3, ce n'est toujours pas satisfaisant. L'attaquant de 29 ans était esseulé, n'a pas réussi à combiner avec ses partenaires et, sans que ce soit une surprise au vu de son profil de jeu, n'a pas su proposer de solutions dans la profondeur. À l'heure de jeu, il n'avait pas touché le moindre ballon dans la surface adverse. Une prestation à mettre en perspective avec les insuffisances flagrantes de l'animation offensive globale, qui n'a que très rarement permis à l'OM de sauter les deux lignes de quatre disposées par David Guion.

Positionné sur l'aile gauche, Dimitri Payet n'a pas semblé à l'aise. Il s'est d'ailleurs souvent porté volontaire pour dézoner dans l'axe, car les trois milieux de terrain ont eu toutes les difficultés du monde à tenter et réussir des passes vers l'avant. Symbole de cette équipe coupée en deux: Morgan Sanson n'avait pas réussi la moindre passe pour Valère Germain avant la pause.

Les premières minutes de Benedetto

Officiellement recruté en début de semaine, après le dernier match amical de l'OM, Dario Benedetto a démarré la rencontre sur le banc de touche. Opérationnel, malgré une préparation tronquée par des pépins physiques lorsqu'il était encore à Boca, l'attaquant argentin est entré à la 71e minute pour prendre la place de Valère Germain à la pointe de l'attaque. Le nouveau numéro 9 olympien a immédiatement tenté d'apporter de la profondeur, sur un ballon difficile donné sur le côté droit (73e). Il s'est ensuite fait discret, subissant les carences de l'animation offensive.

JA