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OM: Villas-Boas mis à pied, "c'est la méthode Eyraud" selon Rami

Sur l'antenne de RMC, dans Top of the Foot, Adil Rami a livré son sentiment sur la mise à pied du démissionnaire André Villas-Boas. Pour l'ancien défenseur de l'OM, en conflit judiciaire avec le club après son licenciement, le président Jacques-Henri Eyraud est au coeur du problème.

Un réquisitoire contre Jacques-Henri Eyraud. Dans Top of the Foot ce mardi sur RMC, quelques heures après la mise à pied d'André Villas-Boas, Adil Rami a vivement critiqué le président de l'OM. En plein conflit judiciaire avec le club, puisqu'il conteste son licenciement pour faute grave et attend un procès, le champion du monde 2018 le tient pour responsable de la crise que traverse le club. Il le critique aussi sur le fait d'enclencher une procédure qui a toutes les chances d'aboutir à un licenciement, alors même que l'entraîneur portugais souhaitait démissionner.

"Ce que je pense, c'est qu'il n'accepte pas qu'André Villas-Boas se retire gratuitement. Parce que le gros problème, c'est qu'il va pouvoir parler derrière. Quand tu entres en conflit et qu'il y a les avocats au milieu, tu ne peux plus parler", estime Adil Rami, qui évoque aussi des contraintes contractuelles dans les contrats signés par la direction. "Je sais qu'il a l'habitude de faire signer des contrats de confidentialité", souligne-t-il.

"Il a fait comprendre qu'il n'avait peur de rien"

"Le licenciement, c'est pour éviter que ces gens parlent, que le coach parle et dise plus de vérité", assène le défenseur expérimenté, lui-même licencié de l'OM pour faute grave en août 2019. "C'est ce qui me frustre et m'énerve. La méthode Eyraud, c'est fermer toutes les portes et essayer de fermer des bouches avec des licenciements, soutient-il. C'est bien dommage, parce que c'est maintenant qu'on aimerait connaître des vérités."

Adil Rami affirme par ailleurs que le climat était délétère au sein du club, notamment après la réunion consécutive à la défaite contre Lens. "Juste derrière, on a commencé à chercher la taupe. On sait qui sont les taupes, à l'OM. Mais à ce moment-là, Jacques-Henri Eyraud a commencé à dire qu'il avait un record de licenciement en tant que président. En gros, il a fait comprendre qu'il n'avait peur de rien, qu'il connaissait ses droits et que c'était un génie."

Considérant que le chaos à l'OM est la conséquence d'une "accumulation de problèmes", Adil Rami en rajoute une couche sur le président: "Quand on entend parler Jacques-Henri Eyraud, c'est toujours pour parler de sa propre poire, de défendre son propre constat contre le passé de l'Olympique de Marseille". Il comprend ainsi qu'André Villas-Boas ait fini par claquer la porte: "Il a toujours été au front pour ses joueurs. La direction, jamais. (...) À un moment donné, c'est le parechoc, il a craqué".

JA