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Portugal: Eder n’a pas compris l’accueil du public français après son but à l’Euro

Buteur pour le Portugal face à la France lors de la finale de l’Euro 2016 (1-0, a.p.), Eder ne s’attendait pas à être sifflé sur les terrains de Ligue 1 avec Lille lors des mois qui ont suivi le titre de la Seleçao.

Il était devenu le héros improbable de tout un pays. Remplaçant au début de la compétition, Eder avait offert le titre de champion d’Europe au Portugal en marquant l’unique but de la finale face à la France (1-0, a.p.) en 2016… en France. La revanche d’un joueur peu utilisé par Fernando Santos et titularisé à seulement neuf reprises sur ses 35 sélections avec la Seleçao. Héros au Portugal, l’attaquant avait vécu des mois plus compliqués par la suite, notamment lors de son retour en club.

Joueur de Lille, Eder avait été régulièrement sifflé sur les terrains de Ligue 1 et même par ses propres supporters au cours d’une saison pénible, marquée par l’éviction de Frédéric Antonetti et finalement achevée à la 12e place.

"J’avais envie de penser que je serais reçu d’une autre manière"

"Je ne pense pas que c’était un mauvais choix de retourner à Lille, assume Eder dans une interview à Goal. De toute façon, j’avais un accord avec le LOSC et j’avais envie de penser que je serais reçu d’une autre manière parce que ce n’est que du football, je n’ai fait de mal à personne. Je pensais que les personnes auraient réagi d’une autre manière, mais bon ensuite il y a eu une phase compliquée en termes de résultat pour toute l’équipe. Le rendement collectif n’a pas été à la hauteur. Moi, je suis revenu tôt, je n’ai pas eu de vacances, et ça a eu des conséquences. Mais je ne pense pas que ça a été une mauvaise décision, ça a été une période d’apprentissage et cela m’a rendu plus fort."

"L'histoire est comme elle est"

Joueur du Lokomotiv Mocou depuis son transfert de Lille en 2018, Eder n’a plus joué avec le Portugal depuis 2018. Il accepte son destin et n’échangerait pas son but pour une plus grande stabilité avec sa sélection. "L’histoire est comme elle est, explique-t-il. Chacun a son destin. Les choses se sont passées comme elles se sont passées. Je suis très heureux de faire partie de l’histoire. Cela ne vaut pas la peine de penser à la modifier. Je veux continuer à travailler et si je suis appelé de nouveau, je serais très content."

NC