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PSG : comme Emery, ils ont mis Ben Arfa à l'écart (et ça s'est rarement bien fini)

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Envoyé en tribunes par Unai Emery lors des deux derniers matches du PSG, Hatem Ben Arfa est tout simplement jugé « pas au niveau » actuellement par son entraîneur. L’attaquant de 29 ans a déjà connu des mises à l’écart par le passé. Des histoires qui ont souvent mal fini.

Perrin s’en passe dans le sprint final

2008, l’année du dernier titre de champion de France de l’OL. Alain Perrin est aux commandes. Agé de 20 ans, Hatem Ben Arfa réalise sa plus belle saison sous les couleurs rhodaniennes avec 30 apparitions en Ligue 1 (six buts). Des prestations qui lui valent le titre de meilleur espoir. Mais Perrin décide de se priver se son attaquant dans le sprint final, lors des quatre dernières journées. Ben arfa est cantonné à des entrées en fin de match. L’été arrive. Ben Arfa signe à l’OM le 1er juillet, après des négociations mouvementées entre les deux clubs.

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Gerets n’avait jamais vu ça

Transféré à l’OM à l’été 2008, Ben Arfa lance plutôt bien sa saison. Une décision du coach Eric Gerets va tout bouleverser. Nous sommes le 26 octobre (10e journée). Un OM en confiance reçoit le PSG. Contre toute attente, le technicien belge décide de placer l’attaquant sur le banc. Vexé, Ben Arfa refuse ensuite d’entrer en jeu. Pas envie. L’OM s’incline (2-4). Gerets avoue le lendemain « n’avoir jamais vu ça ». HBA nous fait une « Ribéry » avant l’heure, en présentant ses excuses en pleine conférence de presse de son entraîneur. Mais la dynamique s’est inversée. Ben Arfa perd le fil et n’inscrit que deux buts sur la suite de la saison.

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« Tu me casses les c… »

Telle aurait été la teneur d’un échange musclé avec Didier Deschamps, son coach à l’OM lors de la saison 2009-2010. HBA reproche alors à l’actuel sélectionneur des Bleus ses fréquents passages sur le banc. S’ensuivront les habituelles excuses. Dans un premier temps, Deschamps souhaite s’en séparer, puis se ravise. Ben Arfa part alors au clash avec le club olympien et finit par obtenir gain de cause avec un prêt à Newcastle.

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Il textote dans le vestiaire et répond à Laurent Blanc

En sélection aussi, le parcours de HBA suit une ligne contrastée. Retenu pour l’Euro 2012, il textote dans le vestiaire après la défaite face la Suède (0-2) emmenée par un énorme Ibra. L’attitude passe mal auprès de Laurent Blanc qui le reprend. HBA balance alors au sélectionneur qu’il y a « plus nul que lui sur le terrain ». Blanc quitte les Bleus, Ben Arfa aussi. Il ne réapparaîtra dans le groupe qu'en novembre 2016.

Impossible à gérer à Newcastle

Durant ses quatre saisons à Newcastle, Ben Arfa enchaîne blessures, banc et quelques rares éclaircies comme ce but de légende inscrit un soir de janvier 2012 en Cup face à Blackburn. Le négatif prédomine néanmoins. On lui reproche son manque d’implication à l’entraînement, son surpoids. Alan Pardew, son coach chez les Magpies le juge « impossible à gérer ». Il finira par le prêter à Hull City, puis refusera de le reprendre.

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Viré de Hull City après quelques mois

Prêté à Hull City au début de la saison 2014, club qui vise le maintien en Premier League, HBA est prié de plier bagage dès le mercato hivernal. « Il ne mérite pas d’être dans l’équipe », juge l’entraîneur Steve Bruce. HBA n’a disputé que neuf match avec Hull et se retrouve sans club. Commence une parenthèse ponctuée de parties d’Urban foot en région parisienne, jusqu’à la signature du renouveau, à Nice.

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la rédaction