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PSG : des ultras refoulés accusent la Préfecture et veulent des explications

Supporters parisiens

Supporters parisiens - AFP

Six des quinze encadrants des ultras parisiens n’ont pu accéder au Parc des Princes pour le match PSG-Bordeaux (2-0) ce samedi. Romain Mabille, porte-parole du Collectif Ultras Paris, a réagi à cette situation au micro de RMC Sport et souhaite que la situation soit éclaircie au plus vite.

« La fête est gâchée ». C’est avec ces mots que Romain Mabille commente ce samedi 1er octobre, qui marquait le retour des ultras dans les tribunes du Parc des Princes à l’occasion du match PSG-Bordeaux (2-0). Le porte-parole du Collectif Ultras Paris (CUP) est déçu car avant le coup d’envoi, il faisait partie des encadrants qui se sont vus refuser l’accès au stade.

Certains ultras ne comprennent pas

« Le Collectif Ultra Paris a accès au stade, sauf que six leaders sur les douze présents ont eu un refus d'accès au stade sur consigne de la Préfecture. On ne comprend pas comment on peut accepter une association et refuser son président », explique Romain Mabille au micro de RMC Sport. « La Préfecture ne veut pas qu’on rentre », ajoute-t-il.

Les fans bloqués devant les grilles ont quand même donné pour consignes à ceux autorisés de « rentrer dans le stade, d'essayer de faire la fête, de ne pas gâcher le travail qui a été fait ». Les raisons de ces refus d’accès spécifiques sont toujours floues. « C’est triste que six noms soient ciblés et interdits d’entrer, sachant qu’on est là pour faire un travail constructif avec le club », déplore encore Romain Mabille.

« On espère que c’est juste la situation d’un match »

Les ultras souhaitent désormais des réponses : quels sont les griefs reprochés ? Qui a décidé d’interdire l’accès à certains ultras ? Le CUP souhaite un dialogue. « Qu'on puisse au moins avoir une table ronde, qu'on soit capables de s'expliquer sur ce qu'on nous reproche », précise son porte-parole.

Le retour des ultras après des années d’exclusion ne se sera donc pas fait dans la sérénité totale, malgré la volonté des joueurs et des dirigeants du PSG. Et la question se pose : qu’en sera-t-il lors des deux prochains rendez-vous au Parc, contre Bâle en Ligue des champions (19 octobre) et contre Marseille en Ligue 1 (23 octobre) ? « On espère que c’est juste la situation d’un match et que ça va être réglé rapidement. On ne veut pas se mettre au porte-à-faux », conclut Romain Mabille.

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Nicolas Bamba avec Y.T