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PSG: la défense d’Al-Khelaïfi dans l’affaire de soupçons de trafic d’influence

Francis Szpiner et Renaud Semerdjian, avocats de Nasser Al-Khelaïfi, ont réagi aux spouçons de trafic d'influence autour du PSG. Ils assurent que le président du club de la capitale n’est en aucun cas lié à cette affaire.

La défense de Nasser Al-Khelaïfi s’organise. Alors qu’une enquête a été ouverte pour des soupçons de trafic d’influence autour du Paris Saint-Germain, les avocats du président du club de la capitale ont réagi ce jeudi après-midi.

"En réponse aux reportages des médias en France concernant les enquêtes en cours contre trois individus pour des activités illégales potentielles, nous confirmons catégoriquement et absolument que cela n'a rien à voir avec Nasser Al-Khelaifi."

Deux anciens policiers et un lobbyiste franco-algérien devaient être présentés dans la journée, ce jeudi, à un juge d'instruction parisien après l'ouverture jeudi d'une information judiciaire sur un possible trafic d'influence supposé avoir bénéficié notamment au PSG, a indiqué le parquet de Paris.

Les mis en cause s'apparentent plus à des "arrivistes qui essayaient de briller"

Dans le détail, cette information judiciaire est ouverte pour "aide à l'entrée ou au séjour irrégulier, faux et usage de faux, corruption, trafic d'influence, détournement de la finalité d'un traitement de données à caractère personnel, complicité et recel, violation du secret professionnel, accès frauduleux à un traitement de données, vol, compromission du secret de la Défense nationale", selon le parquet de Paris.

Selon une source proche du dossier, des transmissions de fichiers sont "avérées" mais les mis en cause s'apparentent plus à des "arrivistes qui essayaient de briller" qu'à un "réseau structuré". Une source au PSG a assuré à l'AFP que pour l'instant le club n'était pas mis en cause et qu'il se mettait à disposition de la justice pour tout complément d'information.

Au sein du trio : Malik N., un ancien policier en fonction dans les services de renseignement (à la DCRI, devenue DGSI) puis engagé en 2018 comme référent-supporters au Paris Saint-Germain. Il a quitté le club récemment, mais pour raisons personnelles, sans lien avec cette enquête selon la même source au PSG. Ses avocats n'ont pas commenté dans l'immédiat.

Un lobbyiste aurait détenu des informations compromettantes pour l'émirat et pour Nasser Al-Khelaïfi

C'est au cours de cette enquête que les policiers auraient découvert d'autres possibles infractions les ayant menés jusqu'aux deux autres hommes présentés jeudi à la justice. Il s'agit de Tayeb B., un lobbyiste cité jeudi dans Libération comme le personnage central d'une affaire liée au Qatar.

Selon le quotidien, cet homme aurait détenu des informations compromettantes pour l'émirat et pour Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG, et aurait été détenu pendant des mois au Qatar en 2020 dans des conditions inhumaines, avant d'accepter une transaction visant à troquer sa libération contre son silence.

Tayeb B. a déposé depuis deux plaintes à Paris en août, visant à obtenir la saisine d'un juge d'instruction, a indiqué une source proche du dossier, confirmant les informations de Libération. Son avocat n'a pas souhaité commenter dans l'immédiat.

Le troisième suspect est un policier en disponibilité, ancien collègue de Malik N. à la DCRI et qui était en poste à la direction de la coopération internationale de sécurité (DCIS) chargé du Moyen-Orient au moment des faits qui lui sont reprochés, selon une autre source proche du dossier.

F.Ga