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PSG : Rabiot sur le départ

Adrien Rabiot

Adrien Rabiot - AFP

Trois mois après sa prolongation de contrat au PSG, Adrien Rabiot devrait quitter le Capitale durant le mercato sous la forme d’un prêt sans option d’achat. Une clause à cet effet a été incluse dans son nouveau contrat et, lassé par son faible temps de jeu et les passe-droits accordés à certains étrangers, il ne devrait pas se gêner pour l’activer. Tottenham est en pole pour l’accueillir. Même si Nasser Al-Khelaïfi aura le dernier mot.

Le feuilleton Adrien Rabiot au PSG semblait avoir pris fin en octobre dernier lorsque le jeune milieu de terrain avait prolongé son contrat jusqu’en 2019. Une signature qui mettait un terme à la bouderie du joueur, vexé de ne pas avoir rejoint l’AS Rome l’été dernier et écarté du groupe professionnel par Laurent Blanc. Mais s’il a grappillé un peu de temps de jeu depuis (4 matches de L1 dont 2 titulaires, un de Ligue des Champions), la situation ne s’est pas vraiment apaisée. Selon nos informations, le clan Rabiot a pris soin d'inclure dans ce nouveau contrat une clause permettant un prêt sans option d'achat lors du mercato d'hiver. Une option qui a de grandes chances d'être activée lors de ce mois de janvier.

« Je sais combien sa famille partage avec Adrien cette joie de faire partie du Paris Saint-Germain », déclarait pourtant le président Nasser Al-Khelaifi. Et si le président parisien s'était félicité d'avoir acquis «l'une des signatures les plus importantes pour l'avenir du club» au moment de la prolongation, la réalité semble beaucoup plus nuancée. Véronique Rabiot, mère d'Adrien et qui gère de très près ses intérêts, est lassée du fonctionnement du club. Les passe-droits et les différences de traitement entre tauliers étrangers du vestiaire et les Français la scandalisent. Selon elle, son fils est dévalorisé au profit de joueurs qui mériteraient moins d'être alignés. Elle souhaite plus que tout voir son fils jouer davantage et être mieux considéré.

Approche concrète de Tottenham

La méthode des dirigeants italiens avait déjà irrité la famille Rabiot l’été dernier alors que les discussions avec la Roma de Rudi Garcia étaient bien avancées et que la Juve avait aussi montré son intérêt. A l’époque, Arsenal avait également fait une approche concrète plus discrète. Pour autant, les Gunners ne seraient pas intéressés par un prêt de six mois. Aujourd'hui, c’est Tottenham qui tient la corde. Le club londonien souhaite obtenir le prêt du jeune Parisien pour pallier l’absence de son milieu de terrain Nabil Bentaleb, parti à la CAN avec la sélection algérienne. Les Hotspurs ont déjà effectué une approche concrète auprès du PSG. Un accord de principe avec la famille Rabiot serait même trouvé. Contractuellement, le PSG ne pourrait donc pas s'opposer à ce départ en prêt. D'autant que le club anglais serait prêt à prendre en charge entre 70% et 100% du salaire de Rabiot qui émarge depuis sa prolongation à 250 000 € bruts par mois.

Selon nos informations, un départ de Rabiot ne serait pas forcément vu d'un mauvais œil par tout le monde au PSG. Jean-Claude Blanc, directeur général délégué du club proche de la famille Rabiot au début de son aventure de dirigeant parisien, a pris aujourd'hui ses distances à causes de sérieuses divergences avec Véronique Rabiot. Le seul interlocuteur régulier de la mère d'Adrien est Olivier Létang, le directeur sportif adjoint, qui tente de la convaincre depuis de longues semaines qu'un départ ne serait pas dans l'intérêt du joueur.

Vu l'ambiance actuelle dans le vestiaire, la démotivation de joueurs comme Thiago Motta qui joue dans son secteur de jeu, Rabiot a sans doute une chance à saisir lors des prochains mois pour prendre davantage de poids sous le maillot parisien. Le discours de Laurent Blanc, qui aime beaucoup le joueur, va en plus dans ce sens. « Il fait partie du futur du PSG, assurait-il dimanche en conférence de presse. C'est un garçon que je voudrais garder, faire progresser et faire jouer bien sûr. C'est un dossier très compliqué. On verra si à la fin du mois de janvier Adrien sera parmi nous ou pas. » Dès qu'une offre concrète parviendra au PSG, rien ne devrait a priori empêcher son départ. Sauf un refus de Nasser Al-Khelaïfi qui doit valider ce dossier.

La rédaction avec LB et MBo