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PSG: selon Fabregas, les joueurs n’écoutaient pas Tuchel

Dans une interview à CBS Sports, Cesc Fabregas souligne la différence flagrante entre le PSG version Thomas Tuchel et Chelsea, dirigé quelques semaines plus tard par l’Allemand, dont le discours ne semblait pas prendre chez les joueurs parisiens.

Après seize ans de carrière professionnelle, Cesc Fabregas (34 ans) porte un regard très attentif sur les entraîneurs. Le milieu de terrain confie d’ailleurs apprécier le travail de Niko Kovac, son actuel manager à Monaco, qui n’hésite pas à échanger avec lui en plein match sur des décisions. Il raconte cette anecdote dans une interview à CBS Sports par Luis Garcia, son ancien équipier en Espagne.

L’ancien joueur d’Arsenal porte aussi un regard admiratif sur le travail de Thomas Tuchel à Chelsea. Il note une évolution entre son approche au PSG et celle qui a porté les Blues sur le toit de l’Europe la saison dernière. Il se rappelle notamment d’une victoire de Monaco sur Paris (3-2), lors de laquelle il avait profité d’une grande liberté.

"Ils n’étaient pas une équipe"

"Je jouais en tant que numéro 10 et j'avais l'impression de diriger le jeu, explique-t-il. Personne ne me mettait la pression. J’avais l’impression que l'équipe était très espacée, elle n’était pas compacte, rien, ils n'étaient pas une équipe. J'étais curieux de voir comment il (Tuchel) allait faire avec Chelsea. Après deux, trois matchs, on pouvait voir l'impact qu'il avait eu. Et puis j'ai réalisé qu'en fin de compte, l'équipe fait la différence. Parce que si vous avez une équipe pleine de qualités comme Chelsea, mais qu'en plus de ça, ils sont humbles, travaillent dur, sont disciplinés, savent quoi faire quand ils écoutent l'entraîneur, donnent tout, sont ensemble et sont une équipe complète, alors ces résultats arrivent."

Un tacle à la difficile gestion tactique de l’effectif parisien. "En fin de compte, le message que le manager donne, si les joueurs veulent le faire, cela peut être très réussi, poursuit-il. En même temps, cela nous montre bien que si les joueurs n'y croient pas, ou n’écoutent pas ou font ce qu'ils veulent, alors l'entraîneur peut dire ce qu'il veut. Il peut travailler 20 heures par jour. Cela ne fonctionnera jamais."

NC