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Rennes: "Je sais qui dit vrai", la nouvelle réplique de Stéphan à Létang

Interrogé ce dimanche, après la défaite de Rennes à Reims (1-0), sur les récentes déclarations d'Olivier Létang, le coach breton Julien Stéphan a encore répondu à son ex-président, démis de ses fonctions le 7 février dernier. En tentant toutefois de clore le chapitre.

La partie de ping-pong continue. Après le départ forcé d'Olivier Létang du Stade Rennais, l'ancien président délégué du club breton et le coach Julien Stéphan règlent depuis plusieurs jours leurs comptes par déclarations médiatiques interposées.

En début de semaine, Stéphan avait ainsi évoqué un coup de pression que lui avait mis Létang fin 2019. "La pression est inhérente au métier, déclarait le technicien. Je n’ai pas plus de pression que lorsque j’ai récupéré l’équipe en décembre 2018, qu’elle était 14e avec quatre points d’avance sur le barragiste et que j’entendais parler d’une potentielle relégation. Je n’ai pas plus de pression que fin novembre où j’avais trois matchs pour sauver mon poste, que je voyais des noms fleurir dans la presse pour me remplacer..."

"Je n'ai jamais parlé d'ultimatum", observe Stéphan

Une sortie à laquelle a répondu Olivier Létang samedi dans les colonnes de Ouest France, en livrant une version bien différente. "Quand je lis que je lui ai donné un ultimatum de trois matchs, je vous le dis droit dans les yeux, c'est faux. Il n'a jamais, j'insiste jamais, été menacé d'être démis de ses fonctions après trois matchs en décembre, a assuré l'ex-président. J'ai aussi lu que j'aurais contacté Rémi Garde ou Laurent Blanc pour remplacer notre coach. Pure invention et là aussi je ne peux que vous conseiller de les appeler pour le vérifier."

Fin de l'histoire? Pas tout à fait. Après la réponse de Létang aux propos de Stéphan, les suiveurs du club breton ont eu droit ce dimanche... à la réponse de Stéphan aux propos de Létang. A l'issue de la défaite de Rennes à Reims (1-0), l'entraîneur - interrogé sur le sujet - a en effet tenu à apporter quelques précisions.

"Je sais qui dit vrai, a lancé le coach. Après je n’ai pas envie de polémiquer, très sincèrement. Je n’ai jamais dit qu’il m’avait posé un ultimatum. J’ai dit que j’avais trois matchs. C’est important la sémantique. Mais encore une fois je n’ai pas envie de polémiquer, je regarde devant, je suis l’entraîneur du Stade Rennais avec la responsabilité de l’équipe professionnelle. On a des matchs à préparer, des matchs à jouer, une demi-finale de Coupe de France qui va arriver, treize matchs de championnat, donc beaucoup de rencontres encore. Ce soir on sera troisièmes ou quatrièmes du classement, alors il n’y a aucune polémique à avoir, il faut juste regarder devant."

CC avec VJ