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Représentativité, actionnariat… les supporters obtiennent des promesses électorales

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Le conseil national des supporters de football (CNSF) a réuni ce vendredi les candidats ou leurs représentants à la présidence de la FFF et de la République. Et obtenu des engagements.

Le débat a parfois été tendu. Toujours est-il qu’en réunissant deux candidats à l’élection de la présidence de la FFF (David Donadeï et Eric Thomas), ainsi que deux représentants, Pauline Gamerre pour Noël Le Graët et Pascale Bouillont pour Jacques Rousselot, le conseil national des supporters de football (CNSF) a permis la tenue du seul et unique débat entre les candidats. Mieux, il a obtenu le consensus sur la question au centre de ses préoccupations. Le CNSF, qui travaille sur la représentativité des supporters dans les instances du football, a obtenu la promesse d’une présence dans les lieux de décisions de la FFF, au même titre que les familles des joueurs, entraîneurs, médecins, arbitres…

« Nous étions la seule famille qui n’était pas représentée alors que de tous les acteurs, nous sommes ceux présents de manière durable. Les autres passent, nous restons, indique Florian Le Teuff, représentant du CNSF. Le président actuel, Noël Le Graët, s’est déjà engagé à l’occasion du dernier comité exécutif de la FFF à modifier les statuts pour que les supporters soient enfin représentés. Les choses avancent. » Un premier pas avant pour une participation aux organes de décisions de la LFP. Une réunion avec la présidente Nathalie Boy de la Tour est d’ailleurs prévue le 10 avril.

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Certains politiques plaident pour l’actionnariat

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, à l’occasion d’une des deux tables rondes tenues ce vendredi, le CNSF a reçu l’assurance de légiférer en la matière de presque tous les principaux candidats à la présidence de la République. Une promesse de campagne, certes, mais un premier pas consenti par Damien Lempereur (pour Nicolas Dupont-Aignan), Yann Cucherat (pour Emmanuel Macron), Bailly Bagayoko (pour Jean-Luc Mélenchon), Stéphane Traineau (pour François Fillon) et pour le PS, absent des débats mais qui avait indiqué sa position. Seul le représentant de Marine Le Pen n’avait pas fait le déplacement.

Certains candidats sont même allés plus loin, à l’image de Jean-Luc Mélenchon qui prône un « actionnariat solidaire à la dimension coopérative et durable » ou encore Nicolas Dupont-Aignan qui plaide lui pour « actionnariat populaire sur le modèle espagnol ».

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P.Ta.