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Sécurité renforcée, sanctions, PSG-OM: ce qui attend les Marseillais

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Deux jours après le tumultueux OM-OL, des mesures de sécurité renforcés ont été actées entre le président marseillais et la Préfecture de Police ce mardi. Par ailleurs, le club phocéen craint que la commission de discipline de la LFP, qui se réunit jeudi, prononce un huis clos conservatoire au Vélodrome mais aussi d’être privé de ses supporters lors de PSG-OM, le 4 octobre.

Quatre mesures pour renforcer la sécurité

Une réunion s'est tenue ce mardi après-midi entre les dirigeants de l'OM et la Préfecture de Police pour évoquer les conditions de sécurité propres au Stade Vélodrome. Les mesures annoncées la veille par le président marseillais Vincent Labrune ont été confirmées et approuvées par Laurent Nunez, le préfet de police des Bouches-du-Rhône. Ces mesures tiennent en quatre points : - Renforcement des palpations à l'entrée du Vélodrome. D'ailleurs, l'OM - qui ne comprend pas comment des bouteilles de bière ont pu entrer en virages - pourrait dans les prochains jours demander des comptes à la société de sécurité en charge des stadiers et donc des fouilles au Vélodrome. En attendant, le préfet a annoncé par communiqué le doublement des effectifs de stadiers pour une plus grande efficacité. - Tolérance zéro pour ceux qui seront interpellés en possession d'objets interdits ou pour jets de projectiles ou fumigènes. - Multiplication des interdictions de stade avec la volonté, comme le déclarait lundi Vincent Labrune, de « faire le ménage » au sein des groupes de supporters, et ainsi éviter que quelques excités punissent des dizaines de milliers de passionnés. - Filets de protection beaucoup plus hauts. Des études techniques auraient déjà été commandées. Mais la société Arema, gestionnaire du Stade Vélodrome, semble pour le moment sceptique quant à la possibilité d'installer ces filets de sécurité d'ici à dimanche, jour du prochain match contre le SCO d'Angers (14h).

Risque de huis clos, à titre conservatoire, pour OM-Angers

Concernant le prochain match à domicile, c'est le stand-by jusqu'à jeudi. Le club olympien est dans l'attente de sanctions qui seront annoncées par la commission de discipline. L'OM craint que le Vélodrome soit frappé d'un huis clos à titre conservatoire pendant l'instruction du dossier. C'est d'ailleurs l'hypothèse la plus probable. Raison pour laquelle, selon nos informations, Vincent Labrune ne fera pas le déplacement jusqu'à Paris ce jeudi. C'est Philippe Pérez, le directeur général, qui représentera l'OM. Le club marseillais sait que le dossier sera mis en instruction, donc étudié en profondeur un peu plus tard. Si un huis clos conservatoire est prononcé pour OM-Angers, Marseille n'aura pas les moyens - ni la volonté, vu l'émotion suscitée par les incidents de dimanche - de s'y opposer.

Le déplacement au Parc des Princes remis en cause ?

Hasard du calendrier, un déplacement jugé « à risques » s'annonce, celui au Parc des Princes, le dimanche 4 octobre. Selon nos informations, le risque que les pouvoirs publics prennent purement et simplement la décision d'interdire le déplacement des supporters marseillais au Parc des Princes est réel, surtout dans ce contexte tendu. Même si les dirigeants de l'OM vont faire le maximum pour expliquer aux autorités que les débordements de dimanche, et ceux de Groningen jeudi (terrasse d'un café dévastée par quelques dizaines de supporters marseillais totalement excités en marge d’une rencontre de Ligue Europa) ne doivent pas créer d'amalgames avec la bonne tenue générale des supportes de l'OM ces derniers années. Un arrêté ministériel pour empêcher la venue des fans de l'OM à Paris n'est pas à exclure. Mais aucune décision n'a encore été prise et le sujet n'a pas été abordé lors de la réunion du jour à la Préfecture de Police.

Florent GERMAIN