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Petit-Di Meco, le clash !

Invité de Luis Attaque ce mardi pour présenter son deuxième livre « Franc Tireur », écrit avec Kader Boudaoud, Emmanuel Petit s’est écharpé avec Eric Di Meco, membre de la Dream Team RMC. C’était chaud !

La venue d’Emmanuel Petit dans les locaux de RMC Sport ce mardi a enflammé Luis Attaque. Venu présenter son nouveau livre « Franc Tireur », écrit avec Kader Boudaoud, l’ancien international français s’est « chauffé » avec Eric Di Meco, son ancien partenaire à Monaco, mais aussi ancien adversaire quand ce dernier évoluait à l’OM. Di Meco, membre de la Dream Team RMC, ne digère pas une phrase du champion du 1998 dans son livre : « J’ai été la victime à travers la corruption avérée qu’avait organisé Bernard Tapie et Jean-Pierre Bernès au profit de l’OM ».

De quoi mettre le feu aux poudres entre les deux anciens joueurs, Emmanuel Petit soupçonnant certains de ses équipiers de l’époque de lever le pied sur ordre de Bernard Tapie, président de l’OM, les années précédant le scandale OM-VA. Extraits de cette passe d’arme qui nous renvoie plus de 22 ans en arrière.

- Eric Di Meco : « Ça (l’affaire OM-VA en 1993, ndlr) a été jugé. Le club a été pénalisé et n’a pas eu de titres. Il a été lourdement sanctionné. Raconte-moi ce qui t’a été volé. Quand tu dis ça, je ne comprends pas. Tu as été soi-disant volé en 1991 et 1992 puisque ce sont les deux fois où tu finis second.

- Emmanuel Petit : « Quand Tapie était à l’OM, des choses n’étaient pas très nettes »

- Di Meco : « Si on va par là, dans ce cas, je peux dire que j’ai perdu deux titres de champion d’Europe, une fois contre Benfica (en demi-finale en 1990) et une fois en finale contre l’Etoile Rouge de Belgrade (1991) et je laisse planer le doute. Si on a t’a vraiment volé des titres, il faut faire payer ceux qui l’ont fait. La condamnation a été prononcée en 1993, les titres ont été enlevés. Quelles sont les preuves ? »

- Petit : « Le comportement de certains de mes coéquipiers. Je ne vais pas citer les noms. Il y a des faits concrets. Certains joueurs ne jouaient pas à 100%, c’étaient des poids morts dans l’équipe lors des matches capitaux. Je peux l’affirmer. J’espérais que la justice sorte les noms mais elle n’a condamné que quelques personnes. »

- Di Meco : « Ça veut dire qu’en 1991 et 1992, des mecs avec qui tu joues trichent. Vous rentrez au vestiaire après le match et vous ne dites rien ? Et l’année d’après, les mecs sont encore là et ils ne sont pas sanctionnés par le club ? »

- Petit : « Ça ne s’est pas passé comme ça. C’est un phénomène qui s’est amplifié mois après mois. J’ai commencé à avoir des réunions avec Arsène Wenger (alors entraîneur de Monaco, ndlr) qui faisait passer les joueurs les uns après les autres dans son bureau. Il posait les mêmes questions à tout le monde pour avoir son ressenti. Même au sein des dirigeants, il y avait des choses qui n’étaient plus du domaine du doute mais de la certitude. Il y a eu des suspicions qui, au final, se sont avérées être des faits. Les faits ont été condamnés par la justice. »

- Di Meco : « Quelles preuves as-tu en 1991 et 1992 qui prouvent que ces titres doivent te revenir ? (…) Je veux bien que ce soit une blessure pour toi. C’est le truc des faibles. Tout le monde s’est revendiqué champion de France à notre place alors que les mecs ne gagnaient pas. C’est facile de tirer sur l’ambulance. Il faut des preuves. »

- Petit : « Arrête de faire semblant devant les auditeurs. Arrête de nous enfumer parce que tu sais de quoi on parle. Tu es en train de me dire que la corruption de l’OM, c’est simplement sur un match. Arrête de me prendre pour un imbécile. La justice a donné des preuves mais n’a pas voulu creuser davantage parce que l’édifice était beaucoup trop important derrière. »

- Di Meco : « Donc demain, je peux accuser un mec sans preuve et si je le salis, ce n’est pas grave ? Peut-être que ces gens dont tu parles et qui jouaient avec toi ont des responsabilités aujourd’hui. Ce serait dommage que ces gens soient encore dans le foot et qu’ils nous donnent des leçons. Tu nous as dits que tu avais des coéquipiers qui étaient achetés. Peut-être qu’ils sont encore dans le foot aujourd’hui. Tu le sais et tu ne dis rien ?

- Petit : « Certains ne sont plus dans le milieu. »