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Toulouse: "Je suis dégoûté par la réaction des supporters", peste Gradel

Max-Alain Gradel

Max-Alain Gradel - @AFP

Max-Alain Gradel a mal digéré les moqueries des supporters du TFC alors que Rennes s'acheminait vers un succès aisé (2-0) au Stadium, samedi soir. L’attaquant ivoirien apprécierait plus de soutien de leur part dans cette période très difficile pour le club (20e, 13 points), quasiment condamné à la relégation.

Logiquement dominé (2-0) par Rennes à domicile, et pour la seizième fois sur les dix-sept derniers matches, Toulouse continue de creuser sa tombe. Avec seulement 13 points glanés en championnat depuis le début de la saison, le TFC se dirige tout droit vers la Ligue 2.

"On voulait les trois points, mais on n’a pas fait ce qui fallait", a reconnu Max-Alain Gradel, qui assumé sa part de responsabilité au micro de Canal+, et ne s’est pas échappé au moment de livrer ce qu’il avait sur le coeur.

"Je suis encore plus dégoûté et frustré par la réaction des supporters, a-t-il enchaîné. Parce que, voilà, quand on est supporter, on supporte par les joueurs ou les dirigeants, on supporte le club. Les dirigeants et les joueurs passent, le club reste. On a besoin de voir des supporters qui supportent leur équipe."

"Les joueurs adverses, ils en rigolent"

Spécialiste des entames de match ratées, Toulouse a encore donné le bâton pour se faire battre et aurait pu quitter le Stadium avec deux buts supplémentaires dans les valises sans l’intervention de la technologie. Les supporters toulousains scandaient déjà "3-0, 3-0…".

"A un moment donné, on a l’impression de jouer à treize contre onze, a regretté Max-Alain Gradel. Les joueurs adverses, ils en rigolent. C’est difficile à accepter. Depuis que je suis dans ce club, et là je parle pour moi, j’assume ce que je dis, j’ai toujours tout donné. Ils peuvent être déçus mais on encourage, on encourage toujours. Je suis très frustré aujourd’hui. J’ai toujours tout donné à ce club mais aujourd’hui, franchement, on a encore l’impression qu’ils nous lâché. Et s’ils pensent faire ça contre les dirigeants, qu’ils sachent que nous sommes les premiers affectés. Quand on entend ça, on a du mal à réagir et à donner 100% de nous-mêmes."

QM