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Toulouse: le président Sadran confirme Zanko et espère un repreneur

Le président du Toulouse Football Club, Olivier Sadran, a tenu ce lundi une conférence de presse pour dresser un sévère état des lieux de la situation du club (20e de Ligue 1). Il a pleinement assumé ses échecs et annoncé de nombreux changements dans les prochains mois, tout en étant ouvert à l'arrivée d'un repreneur ou d'un actionnaire.

Olivier Sadran n’a pas triché. Les yeux dans les yeux, ce lundi, le président du TFC a délivré pendant plus d’une heure un discours de vérité aux journalistes conviés à la conférence de presse, au lendemain de la nomination de Denis Zanko, qui remplace Antoine Kombouaré au poste d’entraîneur de l’équipe première. L’ancien directeur technique du centre de formation du TFC a été confirmé dans ses fonctions jusqu’à la fin de la saison en cours. Il aura pour mission de maintenir le TFC, dernier du championnat de Ligue 1, dans l’élite.

"Pas un cadeau" pour Zanko

"Je vous confirme que Denis Zanko a pris l'équipe jusqu'à la fin de la saison, et j'espère au-delà. Pourquoi ce choix ? Il ne vous aura pas échappé que la situation du club est catastrophique. Denis a fait ses preuves, il a ses diplômes, il connait une bonne partie de l'effectif. Ce n'est pas un cadeau pour lui, je le remercie d'avoir accepté de relever ce challenge", a précisé Olivier Sadran, qui est apparu très marqué par les résultats catastrophiques de son équipe. Le président du Toulouse Football Club ne s’est d’ailleurs pas échappé et a plusieurs fois mis en avant sa propre responsabilité, qualifiant à plusieurs reprises la direction du club de "minable".

Se tourner vers plus de jeu ? Une erreur

"Le TFC est ancré dans la médiocrité depuis quatre ou cinq ans, a-t-il brutalement constaté. Les solutions proposées n’ont pas été les bonnes. Nos moyens financiers sont restreints. Il y a cinq ans, notre volonté était de se tourner vers plus de jeu. Avec le recul, pour un club qui reste dans un budget très moyen, était-ce la bonne solution ?" Olivier Sadran a fait l’inventaire des ratés de son club, dressé la liste des erreurs commises depuis toutes ces années, du recrutement au projet de jeu, en passant par la communication. Le président du TFC a aussi rappelé les joueurs à leurs devoirs.

Sadran n'a pas ménagé les joueurs

"Je leur ai dit calmement que nous étions dans une situation catastrophique. Que nous étions en Ligue 2 et que nous pouvions peut-être monter en Ligue 1 car nous n'avons pas trop de retard sur les équipes devant nous (ndlr, cinq points sur le 17e). Je leur ai dit que si nous n’en étions pas capable, j'en assumerais les conséquences, économiques notamment. Je leur ai dit aussi que je voyais en face de moi des joueurs sous contrat et qu'il ne fallait pas imaginer que certains pourraient prendre la poudre d'escampette. Certains étaient venus pour relancer leur carrière, eh bien j'ai invité ces derniers à réagir positivement. Si nous sommes amenés à descendre en Ligue 2, tout le monde devra l'assumer. J'ai exhorté les joueurs à réagir collectivement."

Le président guette l'arrivée d'un repreneur

Questionné sur la possible vente du club, Olivier Sadran a surtout fait sentir qu’il était assez désabusé, mais pas résigné. "Dans les quatre ou cinq dernières années je pense que je n'ai pas pris que des bonnes décisions, a-t-il assumé. Mais on ne lâche pas la barre d'un bateau à la dérive. Je ne veux pas, mais légalement je ne peux pas. Il y a 150 personnes derrière. On ne pose pas ça comme les clés de sa bagnole le soir. Le problème d'un club qui n'appartient pas à des socios, c'est que vous ne démissionnez pas de vos responsabilités." Dans le cas contraire, Olivier Sadran aurait bien passé la main.

"Je suis l'actionnaire principal du club, j'assumerai tout jusqu'au bout. Ai-je la volonté le temps et l'ambition de venir au Stadium, la réponse est non. Ai-je la volonté ferme de trouver des solutions ? La réponse est oui et on le fera rapidement dans les mois à venir. Je serais ravi de trouver quelqu'un capable de reprendre le club, d'en partager la stratégie, le risque économique et le plaisir des victoires avec moi. J'ai souvent eu des appels mais rien de sérieux.

QM