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Zidane : « J’avais envie d’aller à Bordeaux »

Zinedine Zidane

Zinedine Zidane - AFP

Invité exceptionnel de Luis Attaque ce lundi, Zinedine Zidane a évoqué ses débuts sur le banc de la réserve du Real Madrid, l'intérêt réciproque entre lui et les Girondins de Bordeaux cet été mais aussi les Bleus, qu'il dément avoir demandé à prendre en main en 2012.

Sa nouvelle vie d’entraîneur
« Je me sens bien, content avec une jeune équipe avec laquelle j'apprends moi aussi. Ce n'est pas tout à fait le même métier que j'ai pu connaitre l’année dernière avec l'équipe première. Ce sont des jeunes, c’est un autre boulot mais c’est bien en même temps. C'est beaucoup de travail au quotidien, d'abnégation. C’est ce que j’avais envie de faire. J’ai eu la grande joie d’être aux côtés de Carlo Ancelotti. Et au bout d’un an, j’avais envie de faire autre chose. Il y avait la possibilité d’aller à Bordeaux. Ça ne s’est pas fait. L’opportunité de la Castilla s’est offerte à moi. Moi qui voulais rester à Madrid, j’ai sauté sur l’occasion. »

Ses débuts compliqués avec la réserve du Real Madrid
« C’est le métier qui rentre. C’est comme ça. Je préfère commencer par des défaites (sourires). On a gagné (après trois premiers matches perdus, ndlr), on a mis trois points à notre compteur. Il fallait une victoire à cette équipe. Je suis content pour les gamins, parce qu’on n’avait pas eu beaucoup de chance jusque-là. Même sur les trois premiers matches, on méritait autre chose. »

Son arrivée manquée à Bordeaux
« J’avais envie. J’ai vu Jean-Louis Triaud, qui était venu à Madrid. On en a discuté. Les choses ne se sont pas faites par rapport à lui. Il a été clair avec moi, il m’a dit : "Il n’y aura pas beaucoup de joueurs qui vont arriver. Voilà ce qu’on peut te proposer... " Après, j’ai pris ma décision. J’ai décidé autrement, j’ai fait un autre choix et aujourd’hui, je ne regrette pas mon choix. »

Son plan de carrière
« D’abord, je suis entraîneur du Real Castilla. On va continuer la Castilla cette année et puis on verra l’année prochaine. Après l’ambition, c’est ça, c’est d’entraîner une équipe de première division. Là, pour le moment, c’est entrainer le Castilla. Je vois qu’il y a beaucoup de boulot cette année et je me consacre à ce boulot. Ce n’est pas pareil, c’est un autre métier. Mais être responsable d’un groupe, c’est quand même assez top. »

Entraîner les Bleus un jour
« On me répète toujours les mêmes questions. Bien sûr, si je continue à être entraîneur, que j’ai la possibilité d’entraîner une équipe de première division et que les choses se passent bien… parce qu’on sait que ce sont les victoires et le palmarès qui comptent, pas ce que tu es ou as été. Oui, pourquoi pas un jour entraîner l’équipe de France. Mais on n’en est pas là encore. Entrainer en France ? Pourquoi pas également. »

Sa candidature auprès des Bleus en 2012
« (Enervé) Je n’ai rien sollicité du tout, ok ? (Ferme) On passe à autre chose. »

Le début de saison compliqué de Karim Benzema
« C’est l’attaquant n°1 du Real et il n’a pas marqué dernièrement. Les critiques seront là tant que ça durera. Il doit marquer des buts, avec Madrid et avec l’équipe de France. Il en est conscient de tout. Il sait ce qu’il est, le joueur qu’il est et qu’on attend beaucoup de lui. J’étais proche de lui l’an passé et je le suis un peu moins parce que je suis très occupé. Mais ce n’est pas pour ça qu’il est moins bien. Le prochain match, il marquera et on passera à autre chose. »

La nouvelle génération des Bleus
« Ils ont fait une belle Coupe du monde. Ils ne sont passés loin de faire l’exploit face aux Allemands (en quarts de finale). Ils sont armés. Il y a des jeunes derrière qui arrivent. Il y a des joueurs vraiment intéressants à tous les postes. Ça joue. Il y a des joueurs, de très bons joueurs. Il y a une équipe qui se met en place. Et l’entraîneur y est pour beaucoup. »

Le choix de retraite internationale de Ribéry
« C’est un joueur qui peut encore apporter beaucoup à cette équipe de France. C’est un leader. On a tous été surpris de sa décision. Mais je pars du principe que, quand un joueur décide de ne pas venir de lui-même en équipe de France, il faut respecter son choix et ne pas le forcer ou le sanctionner. Je ne pense pas que ce soit les mêmes raisons que moi. J’étais arrivé à la fin. J’avais 34 ans… et voilà. Je ne sais pas pourquoi il a pris cette décision. Maintenant, il faut respecter son choix. »

Les doutes et critiques à son égard
« Les sceptiques, on ne va pas les changer comme ça. Les critiques, je ne les écoute pas. Quoi qu’il arrive, ça ne va pas changer ma façon de faire, de penser. Ceux qui pensent que je n’ai pas l’étoffe, que je vais me planter ou que je ne peux être pas entraîneur, ils ne changeront pas d’avis. Tant que je ne serai pas l’entraîneur d’une équipe de première division, et que je ne gagnerai pas des matches, ils ne changeront pas. »

la rédaction