RMC Sport

Chambly: Martin explique pourquoi il n’a pas eu une carrière plus brillante

A 31 ans, Marvin Martin a choisi de rejoindre Chambly l’été dernier. Pour se relancer en Ligue 2. Et le milieu de terrain assure être ravi de son choix. Même s’il est conscient que son parcours aurait pu être plus prestigieux, comme il l’a expliqué au Parisien.

Il était promis à un destin doré. Mais les choses ne se sont pas vraiment passées comme prévu. Après avoir explosé très jeune au plus haut niveau, Marvin Martin a enchaîné les déconvenues et les années compliquées. A Lille, Dijon puis Reims. Avant de signer à Chambly, en Ligue 2, l’été dernier. Dans l’Oise, au nord de la région parisienne, le joueur de 31 ans retrouve aujourd’hui le plaisir de jouer. Sans regrets.

Même s’il a conscience que sa trajectoire aurait pu être nettement plus brillante. "Ma carrière est ce qu’elle est. On ne décide pas tout, explique-t-il dans une interview accordée au Parisien, à la veille d’affronter Sochaux, son club formateur. C’est difficile d’être au top quand on a autant de pépins physiques. J’ai été opéré cinq fois, quatre fois du genou droit et une autre fois de l’épaule. C’est comme ça. C’était mon destin."

Un destin perturbé par les soucis de santé qui lui a fait traverser des périodes noires, remplies de doutes et de frustration. "Quand j’étais au centre de rééducation, j’ai rencontré des personnes qui étaient plus gravement touchées que moi. Cela m’a permis de relativiser (…) Je suis resté deux grosses périodes sans jouer. Une fois sept mois et une autre neuf. J’étais un peu comme un lion en cage. Cela n’a pas dû être facile pour ma femme. La naissance de mon fils m’a permis de remonter la pente."

"Le nouveau Zidane, c’est un coup des journalistes"

Au final, son moment de gloire restera ce fameux France-Ukraine, le 6 juin 2011 au Stade de France. Pour sa première sélection avec les Bleus, Martin était entré à un quart d’heure de la fin pour claquer un doublé et délivré une passe décisive sur corner (4-1). Un baptême canon qui lui a valu l’encombrante étiquette du "nouveau Zidane". Comme d’autres avant lui. "Oui, c’est un coup des journalistes, se rappelle celui qui totalise 15 sélections (la dernière en août 2012). Bien sûr, c’était très flatteur pour moi. Zidane était mon joueur préféré, mon modèle. Mais il n’y en a qu’un. Aujourd’hui, c’est un peu la même chose avec Mbappé".

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur