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Droits TV: Capton, le président de Caen, estime que Canal+ a été "viré sans respect"

Dans une interview donnée à So Foot, Pierre-Antoine Capton, président du conseil de surveillance du Stade Malherbe de Caen, revient sur le fiasco Mediapro et explique pourquoi il est pertinent d'avoir une élite à 18 clubs.

A deux mois de la reprise de la Ligue 1, le football français reste dans l'inconnu concernant l'épineux sujet des droits TV. La Ligue cherche toujours un ou des diffuseurs pour la période 2021-2024 et cette question figure à l'ordre du jour de son assemblée générale programmée ce jeudi. Alors que les candidats potentiels semblent semblent frileux, dans un contexte peu propice aux investissements majeurs, le fiasco Mediapro est encore dans toutes les têtes. La LFP avait dû tirer un trait sur un pactole annuel d'1,217 milliard d'euros pour la Ligue 1 et la Ligue 2, après la défaillance et le retrait de son diffuseur majeur, en décembre dernier. Et pour les clubs, la situation actuelle demeure extrêmement floue.

"Il faut que le spectacle soit meilleur"

"Mediapro a été un désastre, et je pense qu’on n’a pas encore conscience de la situation qu’on va trouver dans quelques mois, une fois que tous les clubs auront fait face à la DNCG", relève ainsi Pierre-Antoine Capton, président du conseil de surveillance du Stade Malherbe de Caen, dans un entretien publié ce jeudi par So Foot. "Au départ, ce sont des producteurs en Espagne, dans plein de pays, avec des groupes sérieux derrière. Mais ils ont accumulé plein de difficultés : la Covid, le spectacle qui était moins bon, des abonnés qui n’ont pas suivi. La vérité, c’est qu’il y a un diffuseur du foot en France, et c’est Canal+. Il faisait très bien son boulot et a été viré sans respect. Certains présidents de club n’ont pas regardé plus loin que le bout de leur nez", regrette-t-il.

Outre le règlement des droits TV, le projet d'un resserrement d'une Ligue 1 à 18 clubs, qui pourrait alléger le calendrier et offrir davantage de revenus aux équipes de l'élite, a été au coeur des échanges lors de l'assemblée générale de la LFP. Et cette réforme d'une Ligue 1 à 18 clubs à l’horizon 2023-2024 a été votée à 97.28% pour, 2.72% contre, selon nos informations. "Il faut que le spectacle soit meilleur, poursuit Capton auprès de So Foot. C’est horrible à dire, mais il y a des matchs qui n’intéressent personne. Ensuite, puisqu'il y a moins de revenus, il faut faire en sorte de rendre la compétition plus attractive."

RR