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Ligue 2: touché par le coronavirus, Chambly recense 11 joueurs positifs

Alors qu'il doit affronter Clermont-Ferrand samedi, le FC Chambly-Oise annonce vendredi qu'un 11e joueur de son effectif a été testé positif au coronavirus et que son entraîneur Bruno Luzi souffre de symptômes. Ces derniers jours, le club expliquait être décimé par le variant britannique du Covid-19.

"Le cluster est formé". Le FC Chambly-Oise est durement touché par le coronavirus, et en particulier par le variant britannique. Avec déjà dix joueurs testés positifs au coronavirus, le club a annoncé vendredi soir qu'un onzième joueur était désormais concerné. Son entraîneur Bruno Luzi présente également des symptômes.

Cette situation pourrait bien s'aggraver. Le onzième joueur et l'entraîneur ont développé les symptômes pendant qu'ils se trouvaient avec le reste du groupe, dans le car les transportant en Auvergne pour affronter Clermont à l'occasion de la 25e journée de Ligue 2.

Trois cas à Sochaux, le précédent adversaire de Chambly

Pour l'heure, ce match prévu samedi soir (19h) n'est pas reporté. Le onzième joueur positif au coronavirus n'était, vendredi soir, pas encore considéré comme tel par la Ligue de football professionnel (LFP). Comme preuve de la contamination, l'instance réclame la réalisation d'un test PCR. Or, Chambly n'a pu effectuer qu'un test antigénique. Le club dit cependant vouloir "se mettre une nouvelle fois en relation avec la Ligue" pour discuter du maintien de la rencontre. "Le risque de contaminer nos adversaires est réel", affirme le 18e du championnat.

L'incertitude sur la tenue de la rencontre est d'autant plus réelle, car il s'avère que trois cas positifs (un joueur concerné) ont été décelés dans l'effectif du précédent adversaire de Chambly, à savoir le FC Sochaux-Montbéliard. Les deux équipes se sont affrontées le 5 février (victoire 4-1 des Lionceaux), soit exactemement une semaine avant le nouveau cas révélés ce vendredi.

L'entraîneur des gardiens convoqué pour être gardien n°2

Pour ce voyage à Clermont, Bruno Luzi a donc été contraint de constituer un groupe compétitif sans les dix joueurs précédemment testés positifs. Deux gardiens étant parmi les porteurs du variant britannique du Covid-19, le club a dû se résoudre à désigner son entraîneur de gardiens Vincent Planté comme deuxième gardien pour le match.

Cinq membres des équipes de jeunes, des moins de 21 ans et des moins de 19 ans, ont également dû être appelés, d'autant que l'effectif était aussi privé de six autres joueurs quant à eux blessés. Au final, le club s'est déplacé en Auvergne avec seulement onze professionnels.

"La crainte est de contaminer Clermont"

Le staff n'avait pas non plus été épargné par le coronavirus. Le 9 février, Chambly faisait savoir que trois assistants de Bruno Luzi et un membre de l'encadrement avaient été testés positifs, eux aussi au variant britannique.

"Le variant britannique est beaucoup plus contagieux. Bruno Luzi est au lit, on sent qu’il n’est pas bien. On est beaucoup au club à avoir été touchés. C’est un vrai cluster. La crainte de demain soir n’est pas de perdre ou de prendre une raclée. Le football passe après. La crainte est de contaminer cette équipe de Clermont. Nous ne sommes pas des super-héros, on a peur d’attraper le virus et de contaminer les autres. Je pense qu’on peut parler de cluster", indique ce vendredi soir à RMC Sport Maxime Malovry, chargé de communication du club de Chambly.

Julien Absalon avec AV