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Saint-Etienne: quatre supporters condamnés à quatre mois de prison avec sursis

Des peines de quatre mois de prison avec sursis assorties de deux ans d'interdiction de stade ont été prononcées mercredi contre quatre supporteurs ultras de Saint-Etienne (L2), impliqués dans les incidents lors du dernier match de la saison 2021-2022.

Une relaxe a été prononcée "au bénéfice du doute" pour le cinquième supporteur, jugé pour complicité d'introduction de fusée ou artifice dans une enceinte sportive lors d'une manifestation sportive, à l'audience du 18 janvier devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne. Le parquet avait alors requis trois à six mois de prison avec sursis et deux à trois ans d'interdiction d'enceinte sportive à l'encontre des cinq prévenus.

Les quatre hommes, reconnus pour trois d'entre eux coupables de violences et introduction de fusée ou artifice et pour le quatrième d'introduction de fusée ou artifice, avaient plaidé la relaxe. Âgés de 23 à 36 ans, ces membres du groupe ultras Magic Fans, dont un capo (meneur), sont en outre condamnés à une obligation de pointage auprès des forces de l'ordre les jours de match de l'AS Saint-Etienne.

Leurs avocats estimaient que les éléments les mettant en cause provenant des images de vidéo-surveillance n'étaient pas suffisants pour établir leur culpabilité. Il leur est reproché d'avoir provoqué un mouvement de foule, en exerçant des violences sur des stadiers, afin d'éviter les fouilles à l'entrée du "Chaudron" et, pour l'un d'eux, d'avoir transporté des engins pyrotechniques dans son sac à dos.

Le 29 mai, à l'issue du match de barrage contre Auxerre au stade Geoffroy-Guichard (1-1, 4-5 aux tirs au but) qui a vu la relégation des Verts en L2, plusieurs dizaines de fumigènes et des projectiles avaient été lancés en direction de la tribune officielle, provoquant des débuts d'incendie et faisant des dizaines de milliers d'euros de dégâts.

Des gendarmes mobiles avaient formé un cordon pour empêcher les supporters violents de pénétrer dans cette tribune, avant que des tirs de grenades lacrymogènes n'entraînent l'évacuation de la pelouse. Le 23 novembre, des peines de deux mois à un an de prison avec sursis et de deux ans à cinq ans d'interdiction d'enceinte sportive avaient déjà été prononcées à l'encontre de 11 supporters de l'ASSE interpellés, eux-aussi en septembre, juste avant la reprise du Championnat de France. Cinq autres de ces supporters ont été jugés et condamnés à des peines inférieures (amende et interdiction de stade) les 5 et 12 janvier, lors d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

Mathieu Idiart avec AFP Journaliste RMC Sport