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Avant Monaco-Fenerbahçe, Ricardo Faty nous décrypte le foot turc

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Alors que les monégasques reçoivent les stambouliotes du Fener, ce mercredi en tour préliminaire retour de la Ligue des champions (20h45), Ricardo Faty, qui évolue depuis un an à Buraspor, apporte son éclairage sur le football turc.

Après avoir écumé les terrains de France, d’Italie, d’Allemagne, de Grèce et de Belgique, Ricardo Faty a posé ses valises à Bursaspor l’été dernier. A l’Ouest de la Turquie. En une saison, le globe-trotteur de 29 ans a pu se familiariser avec la Süper Lig. Avant le match retour entre Monaco et Fenerbahçe, ce mercredi en tour préliminaire de la Ligue des champions (20h45), il livre pour RMC Sport son regard sur un football turc forcément marqué par la récente tentative de coup d’Etat mais toujours attrayant et compétitif.

Un football touché par la situation politique

« Quelques joueurs vont peut-être se servir de cette situation pour essayer de partir ou de trouver d’autres clubs en Europe. Mais je pense que tout ce qu’il s’est passé dans le pays, c’est maintenant derrière nous. Il y a eu quelques troubles mais ça commence à rentrer dans l’ordre. Nous, les joueurs, on n’est pas forcément touchés par rapport à ça. On ne le sent pas au quotidien donc ce n’est pas non plus inquiétant. Après, je peux comprendre que certains joueurs soient touchés. Mais le championnat va continuer à croître. »

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Un pays attractif financièrement

« Quand on ne connait pas et qu’on voit de l’extérieur, on a forcément tendance à avoir des jugements assez hâtif, mais c’est un championnat de bon niveau. Il y aussi pas mal de jeunes joueurs qui viennent ici. Il faut admettre que le côté financier n’est pas négligeable. C’est un facteur que les joueurs prennent en compte en venant en Turquie. »

Un eldorado pour les trentenaires

« C’est vrai qu’il y a beaucoup de trentenaires qui viennent ici. Mais à la différence des championnats européens, surtout en Ligue 1, on ne regarde pas l’âge en Turquie. Si tu es performant, ils te prennent, que tu ais 24 ans ou 33 ans. En France, on a une mentalité assez différente. Après 30 ans, ils vont avoir tendance à réfléchir à deux fois avant de recruter, les salaires vont être vraiment beaucoup plus bas, les contrats plus courts… Après, tout est une question de philosophie et de culture. Mais en Turquie, ils font partie de ceux qui misent sur la performance. Ils savent qu’il y a des joueurs trentenaires qui sont toujours performants. Je pense par exemple à Podolski ou à Sneijder (Galatasaray), qui sont toujours très bons. »

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Houssem Loussaief (avec AJ)