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Bayern-PSG: le forfait de Lewandowski change-t-il tout ?

Diminué par l’absence de Robert Lewandowski contre le PSG, en quarts de finale de la Ligue des champions (match aller le 7 avril), le Bayern Munich perd-il pour autant son statut de favori? Jean-Michel Larqué et Manu Petit ne sont pas d’accord. Ils en ont débattu dans l’émission Top of the foot.

C’est le fait majeur de la journée sur la planète football. L’attaquant vedette du Bayern Munich Robert Lewandowski, certainement l’avant-centre le plus impressionnant actuellement en Europe, manquera les deux matches du quart de finale de Ligue des champions contre le Paris Saint-Germain. Et ce, en raison d’une blessure survenue avec la sélection polonaise. Cette absence majeure est-elle de nature à rebattre les cartes dans la double confrontation qui attend les Parisiens face au champion d’Europe en titre ?

Même pas en rêve, selon Manu Petit. Tout juste permet-elle de rééquilibrer les débats. Car en face, "c’est une armada". "Collectivement, c’est une équipe bien huilée, qui a une force de frappe impressionnante, a estimé notre membre de la Dream Team RMC, dans l’émission Top of the foot. C’est préjudiciable pour eux, parce que c’est le buteur prolifique. Le Bayern a toujours gagné des grandes compétitions avec Lewandowski meilleur buteur, c’est vrai, mais quelque part, c’était toujours l'armada collective qui était impressionnante. C’est un bloc extrêmement difficile à bouger. C’est impressionnant. Il y a très peu d’équipes qui sont huilées comme ça."

Larqué: "Les courbes sont en train de se croiser"

Cela reste un coup dur pour le Bayern, qui perd son meilleur buteur, déjà auteur de 35 réalisations en championnat cette saison, à cinq longueurs du record de Gerd Müller (40 en 71-72). "C’est une pièce tellement importante du dispositif bavarois, et je ne vois pas, d’abord, de successeurs potentiels, a souligné Jean-Michel Larqué. Cette année, on a un Bayern qui, notamment en Bundesliga, a parfois eu quelques difficultés dans ces débuts de match, étant mené plus souvent qu’à son habitude. Et qui était là pour remettre les pendules à l’heure ? C’était Lewandowski." Un joueur de cette trempe, dont l’influence sur le jeu du Bayern se lit au-delà des statistiques, ça ne se remplace pas si facilement.

"Les courbes sont en train de se croiser", note Jean-Michel Larqué, pour qui la tendance serait favorable au PSG, qui a profité de la trêve internationale pour reposer certains de ses meilleurs joueurs et vider son infirmerie. "Celle du Bayern plonge un peu avec cette absence de Lewandowski. Quand on a un joueur comme ça à la pointe, c’est majeur. Et puis de l’autre côté, on a le Paris Saint-Germain qui a fait à nouveau un bon match contre Lyon, qui va récupérer Neymar. J’ai l'impression que les courbes se croisent un petit peu. Le PSG n’est pas un super favori, mais les chances augmentent au point qu'auparavant, on était avec un Bayern favori. Et maintenant, on est à 51-49 pour le PSG."

QM