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City-Real: la Ligue des champions, une succession de rendez-vous manqués pour les Citizens

Se heurtant à un plafond de verre en Ligue des champions, Manchester City rencontre le Real Madrid, maître de la compétition ce mardi. Le club aux moyens colossaux depuis l’arrivée des Emiratis en 2008 n’a encore jamais remporté la compétition.

Manchester City, et son armoire à trophées vierge de toute Ligue des champions, affrontera ce mardi l’ogre de la compétition, le Real Madrid, qui ne compte pas moins de 13 coupes aux grandes oreilles. Un historique que Pep Guardiola préfère oublier, afin de ne pas revivre la désillusion de l’an passé. "Si nous devons jouer contre leur histoire, nous n'aurons aucune chance. Ils sont meilleurs à ce niveau. Mais nous avons l'envie de les affronter, c'est un test incroyable", a-t-il avoué en conférence de presse d’avant-match.

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2 milliards, 16 titres et aucun européen

L’histoire elle, joue contre le club anglais. Depuis le rachat du club par le cheikh Mansour bin Zayed Al Nahyan, demi-frère de l'émir d'Abu Dhabi, vice-premier ministre des Émirats arabes unis et homme le plus riche du football britannique, en 2008, Manchester City a tout de même écrit les plus belles pages de son histoire, remportant 16 titres en 14 ans, là où les Citizens n’en avaient remporté que douze lors de ses 128 années précédentes. Des trophées remportés à prix d’or, puisqu’en 14 ans, les Emiratis ont dépensé deux milliards d’euros, soit plus que les Qatariens au PSG. Dont un milliard rien que depuis l’arrivée de Pep Guardiola en 2016, qui remporte à lui seul 10 des 16 titres de la nouvelle ère.

Pour autant le club ne compte qu’un seul trophée européen : une Coupe des vainqueurs de coupes remporté en 1970. Depuis les investissements pharaoniques initiés par Pep Guardiola en 2016, Manchester City est toujours dans l’attente de sa Ligue des champions, n’ayant pour l’instant pas fait mieux qu’une finale, perdue contre Chelsea 0-1 la saison passée. Sinon les Sky Blues ne comptent qu’une seule demi-finale, perdue face… au Real Madrid, 2-0 scores cumulés en 2015-2016, alors que Manuel Pellegrini était encore le banc mancunien. Au rayon des désillusions, depuis l’arrivée de Pep Guardiola : une élimination en huitièmes face à l’AS Monaco (en 2016-17), une face à son actuel rival pour le titre en Premier League Liverpool en quarts la saison suivante, un 4-4 avec un but à l’extérieur en faveur de Tottenham qui élimine City et le fameux quart de finale remporté par l’OL lors final 8.

Une demi-finale qui satisfait Guardiola, toujours en pleine lutte avec Liverpool en championnat

En 2009 et en 2011, Pep Guardiola avait trouvé la recette qui mène au titre en Ligue des champions avec le FC Barcelone, mais n’a jamais su répéter l’équation loin de ses terres. Et ce malgré un effectif similaire par ses profils au Bayern, ou par une équipe qu’il a créé de toute pièce à son image à City. "Ces dernières années, nous avons participé à la Ligue des champions, nous avons passé la phase de groupe, nous avons atteint les huitièmes de finale, les demi-finales... c'est un processus, s’est rassuré le coach catalan. C'est très agréable d'être ici, avec les meilleurs d'Europe, ça représente quelque chose de très beau et ça nous oblige à rivaliser, à jouer deux matchs exceptionnels pour aller en finale." Un discours sobre, alors que Manchester City est toujours en course pour remporter la Premier League.

Et c'est sans doute la plus grande différence avec leurs adversaires du soir. Les hommes de Carlo Ancelotti eux, très largement leaders depuis la défaite du Barça face au Rayo (0-1), n’ont qu’à s’imposer face à l’Espanyol ce week-end pour être officiellement champions. Un énième facteur qui viendra gonfler la confiance d’un Real Madrid qui paraît insubmersible mentalement cette saison après toutes ses remontadas. De son côté, Manchester City doit batailler avec Liverpool, revenu à un seul petit point, avec cinq journées de championnat encore à jouer. Une Premier League où la bataille fait rage chaque saison, et où il est difficile de s’y voir titrer sans laisser des plumes dans les compétitions européennes.

par Anna Carreau