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Ligue des champions: ce que le PSG doit retenir de la performance de Leipzig avant la demie

Le RB Leipzig a battu ce jeudi soir l’Atlético de Madrid en quart de finale de Ligue des champions (2-1, sur RMC Sport), pour rejoindre le PSG au tour suivant. Un Paris Saint-Germain qui devra évidemment se méfier du club allemand en demie (mardi prochain), vu la performance des hommes de Julian Nagelsmann contre les Colchoneros.

On se doute bien que depuis leur hôtel portugais, les joueurs du PSG avaient ce jeudi soir les yeux rivés sur le quart de finale de Ligue des champions Leipzig-Atlético de Madrid (2-1, sur RMC Sport). Parce qu’ils voulaient connaître l’identité de leur futur adversaire en demie – Leipzig donc – et parce que la rencontre leur a justement permis d’en apprendre un peu plus sur les forces et les faiblesses de l’équipe allemande.

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CE DONT LE LE PSG DEVRA SE MEFIER

Le jeu sur les ailes de Leipzig

Même face à la machine défensive de Diego Simeone, Leipzig a réussi à trouver la faille ce jeudi. Et pour cela, il est passé… sur les côtés. Durant toute la rencontre, les latéraux madrilènes (Lodi encore plus que Trippier) ont souffert face au 3-5-2 allemand et aux projections adverses, notamment des pistons Laimer et Angelino.

D’ailleurs, les deux buts sont venus des ailes: le premier à partir d’un centre côté droit de Sabitzer pour Olmo (1-0, 50e), le deuxième à partir d’un centre côté gauche d’Angelino vers Adams (2-1, 88e). Or, Kehrer et Bernat n’ont pas été impériaux face à l’Atalanta.

Les hommes forts: Upamecano et Sabitzer

Difficile de dégager des individualités du collectif allemand, mais deux hommes ont vraiment brillé contre l’Atléti: Dayot Upamecano et Marcel Sabitzer. Le défenseur central français de 21 ans a montré son aisance dans les duels et le jeu aérien, muselant Diego Costa jusqu’à la sortie de l’Espagnol, son sens de l’anticipation, mais il a aussi rappelé qu’il est un très bon joueur de ballon, n’hésitant pas à le remonter sur plusieurs dizaines de mètres dans l’axe, ou à le transmettre très justement vers les ailes. On l’a aussi vu recadrer Kevin Kampl en seconde période, preuve d’un certain leadership. Autant dire que l’avant-centre parisien, quel qu’il soit, aura fort à faire.

Le milieu autrichien Marcel Sabitzer a de son côté répondu aux attentes placées en lui, à savoir endosser le costume de leader offensif de l’équipe. Véritable maître à jouer du RB Leipzig, malgré un positionnement assez bas (plutôt côté droit), il a délivré un centre décisif sur le premier but, et a fait l’avant-dernière passe sur le deuxième d’un magnifique extérieur.

Le coaching de Julian Nagelsmann

On le savait joueur, porté sur l’attaque et le mouvement, on l’a découvert imprévisible et inspiré. Non seulement l’entraîneur Julian Nagelsmann a été juste tactiquement ce jeudi, en demandant à ses joueurs de faire le jeu – comme souvent – et d’insister sur les points faibles de l’Atlético, mais il a été récompensé dans ses choix d’hommes: Dani Olmo, titularisé à la surprise générale, a ouvert le score, et Tyler Adams (qui n’avait joué que 34 minutes en C1 jusque-là) a mis le but de la victoire juste après son entrée en jeu. Voilà une partie d’échecs qui se profile avec Thomas Tuchel.

CE QUE LE PSG DEVRA TENTER D’EXPLOITER

Les galères de Klostermann face à un provocateur

Plutôt serein jusqu’à l’heure de jeu, le RB Leipzig a soudainement été mis en difficulté lorsque le Portugais Joao Felix a fait son entrée. Ce dernier n’a pas hésité à aller provoquer la défense sur chacun de ses ballons, et a fait très mal à Klostermann, qui a fini par faire faute dans sa surface. Vu le match de Neymar contre l’Atalanta, on peut imaginer le Brésilien aller titiller l’arrière allemand (si celui-ci est titularisé) et lui faire tourner la tête.

Le non-remplacement de Werner

Leipzig a mis deux buts certes, mais il n’a pas vraiment pesé dans l’axe, ni tenté de prendre de vitesse la défense centrale. Tout simplement parce qu’il n’a pas pu remplacer Timo Werner. Transféré à Chelsea en juin, l’ex-buteur vedette du club allemand n’a pas souhaité finir la saison de Ligue des champions avec les siens, préférant rejoindre au plus vite le groupe des Blues.

En son absence, c’est donc Yussuf Poulsen qui a joué à la pointe de l’attaque. Et ce dernier a beau être volontaire dans l’effort, il n’est certainement pas au niveau de son ancien équipier. Patrik Schick, autre option à ce poste, n’a pas montré grand-chose non plus lorsqu’il est rentré en fin de partie.

L’usure physique adverse

Est-ce que Leipzig a fini cramé face à la bande à Diego Simeone? Non. Mais on a vu Laimer, Kampl et les autres baisser de régime, tout de même, au retour des vestiaires. Du moins jusqu’à la vague de remplacements à partir de la 70e qui a redonné du jus à l’équipe. Sachant que le PSG a dominé l’Atalanta dans ce registre mercredi, qu’il aura un jour de repos supplémentaire, sans parler du fait qu’il n’a pas eu à finir son championnat comme Leipzig l’a fait, il se pourrait que les espaces soient plus nombreux en seconde période.

CC