RMC Sport

Ligue des champions: comment les Lyonnais ont réagi après leur nul à Hoffenheim

Proches de tenir la victoire en Allemagne, les Gones ont finalement été accrochés sur la pelouse d'Hoffenheim (3-3), mardi, en Ligue des champions. RMC Sport vous raconte ce qu'il s'est passé pour les Lyonnais dans les heures suivant ce nul frustrant.

Beaucoup de bus avec 90 minutes pour relier l’hôtel situé près d’Hoffenheim à l’aéroport de Baden-Baden avec un départ de l’hôtel programmé à 10h30. Puis un peu d’avion avec 45 minutes de vol pour atterrir à Lyon à 14h, avant de rejoindre en bus le centre d’entraînement de Décines pour la séance de décrassage à base de soins pour la plupart des joueurs. Voilà ce qui attendait les Lyonnais après leur nul frustrant concédé face à Hoffenheim (3-3), mardi, à l’occasion de la troisième journée de la phase de groupes de la Ligue des champions (compétition à suivre en exclusivité sur RMC Sport).

Au moment d’embarquer, au lendemain de cette fin de match "à la lyonnaise", comprenez "non maîtrisée", les joueurs n’affichent pas forcément la tête des mauvais jours, la nuit ayant semble-t-il fait passer la pilule de ce temps additionnel amer qui avait vu l’égalisation allemande à la 92e (3-3) et la perte de la première place du groupe au détriment de Manchester City qui s’est imposé largement en Ukraine face au Chakhtior (0-3). Ils auraient pu déclarer des bagages un peu plus lourds, d’au moins deux points.

Depay traîne son spleen

Car douze heures plus tôt, les mêmes visages étaient crispés quelques minutes seulement après le dénouement de ce scénario amer. La digestion débute alors sous une chape de plomb dans le vestiaire où Memphis Depay, chafouin d’avoir été remplacé en fin de match et qui le fait savoir à sa manière en traînant les pieds en sortant du terrain, traîne encore son spleen. Il l’abandonnera lors de la collation d’après-match, tout en restant dans son monde. Quant à Gérald Baticle, l’un des adjoints de Bruno Genesio, il appelle les remplaçants qui ont droit à un léger entraînement sur le terrain. 

Les joueurs retenus par le protocole UEFA pour les "activités presse" s’échappent de cette atmosphère, juste le temps de s’acquitter de leur tâche devant les médias détenteurs de droits, avant d’y retourner pour prendre la douche. Au bout d’un scénario fou, Jean-Michel Aulas, le président fait "le job" en mode "positive attitude" en faisant escale devant chaque média. Son coach en fait de même, la mâchoire plus serrée que son boss et les mots très calculés pour ne pas laisser échapper celui (ou ceux) qui pourrait (ou pourraient) faire polémique.

Le staff a déjà revu l'essentiel du match

Au fond d’eux, forcément, les deux hommes pensent à ce coup parfait qui aurait pu être réalisé à deux minutes près. Mais le constat se dresse simplement: avec cinq points et des poursuivants pas distancés définitivement, il faudra encore cravacher dans la phase retour de ce mini-championnat qu’est la première phase de la Ligue des champions. Et cravacher veut dire travailler. Le staff a déjà revu l’essentiel des actions, résumées par les analyses vidéos à Lyon et envoyées à l’hôtel en Allemagne dans la foulée du match.

La rencontre dans son entier sera elle aussi visionnée par le staff d’ici les prochaines heures pour affiner les échanges vidéos, dressés en collectif ou en individuel avec les joueurs jeudi. Il est très probable que la prestation livrée dans le couloir droit par le revenant Kenny Tete (sa dernière titularisation remontait à mars dernier avant ce match) soit notamment au cœur des échanges et des explications de texte. A priori, en solo. Car il faut déjà se remettre au travail en vue du match de samedi à Angers à 17h dans ce championnat de Ligue 1 où l’OL, comme en Ligue des champions, souffle le chaud et le froid à l’échine de ses supporters.

>> Cliquez ici pour vous abonner aux offres RMC Sport

Des supporters - la plupart des 1.300 fans qui ont fait le déplacement en bus, en voitures particulières ou même en camping-car travaillaient de nouveau ce mercredi matin - qui ont dû avoir le retour nocturne un peu contrarié. Quant à Genesio, s’il est apparu moins crispé dans l’avion du retour, la nuit ayant fait son œuvre aussi, il a vent de quelques avis tranchés, essaimés par les ondes et les réseaux sociaux. Et il ne peut que constater que son crédit acquis fin septembre avec la semaine parfaite de l’OL (victoire à City 1-2 et succès face à Marseille 4-2) est presque déjà dilapidé. Et que sa vie à la tête de "son" club reste et restera une longue et perpétuelle quête de légitimité.

Edward Jay