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Ligue des champions: Leipzig en plein doute avant de jouer sa survie face au PSG

Bousculé sur le terrain de Fribourg en Bundesliga, où il ne convainc toujours pas dans le jeu, le club Leipzig n’a plus le droit à l’erreur face au Paris Saint-Germain en Ligue des champions, et risque une élimination prématurée. La pression est maximale sur les épaules de Jesse Marsch, l’entraîneur.

Leipzig est un club en chantier, qui peine à se remettre à niveau, et ce depuis le début de la saison. Jesse Marsch, son entraîneur, s’en est plaint samedi, s’agaçant de devoir gérer "trop de chantiers" après un nouveau nul en championnat (1-1), concédé sur la pelouse d’une surprenante équipe de Fribourg, toujours invaincue - la seule dans ce cas d'ailleurs - et quatrième de Bundesliga, à égalité de point avec le Bayer Leverkusen, troisième du championnat allemand.

Un résultat loin d’être infamant, donc, mais inquiétant tout de même, en ce sens qu’il a confirmé les difficultés récurrentes d’une équipe qui alterne entre fulgurances et absences ces dernières semaines. Autre constante, la difficulté du club à performer à l’extérieur, le RB Leipzig n’ayant toujours pas rapporté la moindre victoire en déplacement en Bundesliga. Neuf points pris sur onze possibles à la Red Bull Arena et seulement deux à l’extérieur cette saison, ce qui n’est pas vraiment dans ses habitudes.

"Nous essayons chaque jour d'apprendre et de jouer de mieux en mieux, mais ce n'est pas si simple en ce moment", a regretté Marsch samedi, trois jours avant le rendez-vous qui attend ses joueurs au Parc des Princes. Après deux défaites en deux matches, 6-3 à Manchester City et 2-1 à domicile contre Bruges en Ligue des champions, Nkunku et ses coéquipiers sont désormais condamnés à l'exploit s'ils veulent obtenir au minimum la troisième place de leur groupe, qualificative pour la Ligue Europa.

"Un défi de taille", reconnaît Jesse Marsch, avant la double confrontation face au PSG, tandis que le gardien, Peter Gulacsi, reconnaît que "la tâche sera difficile". Surtout, si la défense de Leipzig continue de donner aussi peu de gages de solidité. "Nous ne sommes pas assez efficaces dans les trente derniers mètres, et nous faisons trop d'erreurs dans nos propres trente mètres", a observé Jesse Marsch.

Marsch: "C'est trop facile de marquer contre nous"

Le successeur de Julian Nagelsmann doit pallier les départs des anciens patrons de la défense, Dayot Upamecano et le milieu de terrain Marcel Sabitzer, tous deux partis rejoindre Nagelsmann au Bayern Munich. Et il hésite entre une défense à quatre et une défense à trois, un schéma utilisé contre le Hertha (6-0) et Bochum (3-0), pour un succès relatif malgré l’ampleur des scores, l’adversité ayant été assez tendre, il faut bien le dire.

Nettement plus dangereuse, l’équipe de Fribourg a exposé au grand jour les faiblesses actuelles de Leipzig en exploitant les largesses défensives d’une équipe dont l’équilibre collectif reste fragile: "C’est trop facile de marquer contre nous, nous ne colmatons pas les espaces", a déploré l’entraîneur américain Jesse Marsch. La réussite incroyable de Christopher Nkunku a masqué les manques du RB Leipzig le temps d’une séquence irréel (huit buts en cinq matches toutes compétitions confondues), mais le Français ne connaît plus la même réussite.

"Nous ne sommes pas assez bons", a lâché le buteur Emil Forbserg, sorti par mesure de précaution samedi, en raison d'une légère contusion. Du coup, les dirigeants de Leipzig s'impatientent. Le directeur général Oliver Mintzlaff serait venu près du terrain, visiblement mécontent, pour s’entretenir du déroulement du match avec l'entraîneur Jesse Marsch, samedi, selon la presse allemande. L'entraîneur a botté en touche, assurant sentir le soutien du club malgré le début de saison médiocre.

"C'est un moment difficile pour le club, nous le savons.", a déclaré l'Américain samedi "Je sais que le niveau d’exigence est plus élevé. Mais nous devons rester calmes et bien travailler ensemble dans les prochaines semaines", a déclaré le successeur de Julian Nagelsmann, martelant: "Je peux seulement dire qu'au sein du club, le soutien pour moi, pour notre groupe est très, très fort." Pour combien de temps encore ?

QM