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Ligue des champions : Messi et le Barça font exploser le Bayern

Lionel Messi

Lionel Messi - AFP

Grâce à un doublé splendide de Lionel Messi et une réalisation de Neymar, le Barça a battu le Bayern Munich (3-0) ce mercredi en demi-finale aller de la Ligue des champions. Seul un cataclysme, mardi prochain lors du retour en Allemagne, pourrait empêcher les Catalans de disputer la finale le 6 juin prochain à Berlin.

Et Messi surgit !

Même le public du Camp Nou semblait s’être fait une raison. L’affiche de rêve entre le Barça et le Bayern allait se terminer sur un score nul et vierge. Après une première période spectaculaire et dominée par les Catalans, le match perdait un peu de son incroyable intensité lors de la deuxième mi-temps. Mais Lionel Messi, très en jambes dans ce match, a décidé de sortir le grand jeu. Premier acte à la 77e minute : servi par Alves à l’entrée de la surface, l’Argentin a profité du peu d’espace laissé par la défense allemande pour armer une frappe imparable le long du poteau (1-0, 77e). Un but splendide qui n’est rien à côté du chef d’œuvre inscrit trois minutes plus tard.

Lancé dans la surface, le quadruple Ballon d’Or fait tomber Boateng sur un crochet du gauche supersonique, avant de réussir un amour de ballon piqué du pied droit (2-0, 80e). Pour son 100e match en Ligue des champions, l’Argentin a marqué ses 76e et 77e buts dans la compétition, dépassant Cristiano Ronaldo. Pour parachever la démonstration, Messi a parfaitement lancé Neymar, qui s’en est allé crucifier Manuel Neuer dans les arrêts de jeu (3-0, 94e). Trois réalisations qui mettent le Barça en position idéale avant le match retour, dès mardi à Munich, puisqu'en se basant sur l'historique des résultats en C1, le Barça a... 93,7% de chances de se qualifier. 

Pourtant, Neuer était chaud…

Il avait prévenu et il a longtemps tenu parole. Avant la rencontre, Manuel Neuer avait déclaré vouloir montrer à Messi « qui est le patron ». C’est exactement ce que le gardien du Bayern a fait… pendant 77 minutes. Et pas que face à l’Argentin. Ce mercredi, le champion du monde 2014 a d’abord tout arrêté, gagnant notamment son duel face à Luis Suarez en s’étendant de tout son long (12e) ou réalisant une belle parade à bout portant devant Daniel Alves (39e). Sa sortie à 30m de ses buts, dans les pieds de Neymar (62e), est aussi un modèle du genre. Il ne peut pas grand-chose sur les deux réalisations de Messi, la première frappe allant extrêmement vite sur le premier but et la balle piquée sur le second étant parfaite. Sa responsabilité n’est pas plus entamée sur le but de Neymar.

… et Guardiola avait vite revu ses plans

Pep Guardiola ne déroge jamais à sa philosophie. Sa tactique, en revanche, est évolutive. L’entraîneur du Bayern l’a prouvé ce mercredi. Alors que son équipe avait débuté la rencontre avec trois défenseurs centraux (Rafinha, Benatia, Boateng) et des latéraux très hauts, le technicien espagnol a revu sa copie au bout d’un quart d’heure seulement. Les attaquants catalans s’engouffraient en effet beaucoup trop facilement dans le dos de la défense munichoise, Luis Suarez étant même tout proche d’ouvrir le score sur un ballon en profondeur (12e). Dès le passage à une défense à quatre (Rafinha, Benatia, Boateng, Bernat), à plat, les espaces se sont réduits et le Bayern a réussi à contenir le Barça, avec en plus un énorme pressing sur le porteur du ballon. Un changement tactique salvateur… jusqu’au festival de Messi.

Une ambiance de gala pour le retour de Guardiola

A match de rêve, ambiance de rêve. Ce mercredi soir, le Camp Nou avait revêtu ses habits de lumière. Comme à chaque grande rencontre de Ligue des champions, les supporters blaugrana avaient préparé un tifo géant. Et comme toujours, l’effet était très réussi, avec les dates des quatre succès du club en Ligue des champions (1992, 2006, 2009 et 2011) et le message « We are ready ». L’autre grand moment de l’avant-match était évidemment l’arrivée sur la pelouse de Pep Guardiola. L’ancien coach du club catalan (2008-2012), qui revenait pour la première fois au Camp Nou, est arrivé au dernier moment, quelques secondes avant le coup d’envoi. Juste le temps de donner une franche accolade à Luis Enrique et de filer s’asseoir sur son banc, sous les applaudissements d’un public qui a ensuite assisté à l’un des plus beaux matchs de la saison.

Alexandre Alain Rédacteur