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Ligue des champions: vers une 3e place garantie aux clubs français, selon Aulas

Des discussions existent à l'UEFA pour permettre à la France, cinquième nation européenne, d'obtenir une troisième place garantie à partir de 2024 dans le prochain format de la Ligue des champions, actuellement débattu, a déclaré ce mercredi le président lyonnais Jean-Michel Aulas.

Et si la France obtenait bientôt la garantie d'une troisième place qualificative pour la Ligue des champions? Cela fait en tout cas l'objet de discussions du côté de l'UEFA, a indiqué ce mercredi le président de l'OL Jean-Michel Aulas.

Une proposition est sur la table pour offrir "à la France d'avoir un certain nombre de places supplémentaires", a dit le dirigeant lors de la présentation des résultats semestriels d'OL Groupe, la holding qui chapeaute le club de Lyon.

"C'est l'objet de la nouvelle proposition de l'UEFA, 3+1 pour la cinquième nation" au coefficient UEFA, a-t-il ajouté, alors que cette position, actuellement occupée par la France, ne dispose pour l'heure que de deux places garanties pour la phase de groupes, plus une autre qui mène aux qualifications.

L'Espagne, l'Angleterre, l'Italie et l'Allemagne, qui occupent les quatre premières places, qualifient pour leur part les quatre premiers de leurs championnats respectifs pour la Ligue des champions.

"Nous avons beaucoup participé avec Nasser (Al-Khelaïfi, président du Paris SG) à des réunions avec l'UEFA pour obtenir une situation intermédiaire, entre celle proposée et celle privée complètement externe", a-t-il expliqué.

Le futur de la compétition reine est menacé par le risque d'une sécession des grands clubs européens, pour former leur propre championnat privé, dit "Superligue", calqué sur le modèle des ligues sportives nord-américaines.

En parallèle, l'UEFA a donc accéléré les travaux sur la nouvelle formule de la C1 à partir de 2024. Parmi les modifications actées de sources concordantes, le nombre de participants doit passer de 32 à 36.

Championnats nationaux à 18 clubs?

Cela garantirait donc à la France, actuellement cinquième au coefficient UEFA (55.248 pts) devant le Portugal (47.349 pts), de bénéficier d'au moins un représentant supplémentaire, selon M. Aulas.

"Cela permettra dans le futur de corriger un certain nombre d'anomalies entre la France et les autres grandes nations de football", a expliqué Jean-Michel Aulas.

Le dirigeant a aussi évoqué l'opposition des supporters lyonnais au projet de "Superligue" qui compterait parmi ses promoteurs le Real, le Barça ou encore Manchester United.

"Nos supporters, que nous avons interrogés, sont fondamentalement contre une ligue privée européenne. Il faut écouter aussi les demandes culturelles et sociales des supporters car c'est le sens de l'histoire de clubs populaires comme Lyon. Je crois qu'en France ils sont plutôt contre une ligue privée européenne", a-t-il dit.

La Ligue 1, elle aussi, réfléchit à son avenir. Le nouveau président de la Ligue (LFP) Vincent Labrune a notamment évoqué une possible réduction de 20 à 18 du nombre de clubs engagés, une proposition qui a le soutien de l'UEFA, d'après Jean-Michel Aulas.

"L'UEFA va pousser dans le sens de 18 clubs par ligue nationale pour éviter aux joueurs de disputer trop de matches. Les nouvelles compétitions créées par l'UEFA mobilisent les joueurs internationaux encore plus", a-t-il expliqué.

"Il faut que les championnats évoluent dans le futur, cela suppose une assemblée générale (de la LFP, NDLR). Ce serait donc pour la saison 2022-2023. Je pense qu'il faut passer à 18. C'est du ressort de la démocratie et de la totalité des clubs, qui devront aussi tenir compte de la baisse de revenus issus des droits TV", a conclu Jean-Michel Aulas.

QM avec AFP