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Mais comment Monaco, rayé de la carte européenne, a-t-il pu tomber si bas?

Alors qu'il lui restait un espoir d'atteindre les huitièmes de finale de Ligue des champions sans avoir gagné en quatre rencontres, Monaco a tout perdu ce mardi, écrasé par Leipzig à Louis-II (1-4). Les Monégasques n'iront même pas en Ligue Europa.

Par la petite porte

Loin du compte. Miraculeusement encore en course malgré un parcours piteux jusque-là (2 points en quatre journées), Monaco, demi-finaliste la saison dernière, a mis fin à son calvaire européen ce mardi, en s'inclinant face à Leipzig (1-4). Il n'y a plus de huitième qui tienne. Ni même de Ligue Europa, la dernière place du groupe étant d'ores et déjà promise aux joueurs de la Principauté. Les optimistes voulaient croire à l'exploit, mais la réalité s'est montrée implacable. Sans vraiment combattre et en offrant trois buts en trente minutes, sur de graves erreurs de Jemerson (6e, 9e) et Falcao (31e), l'ASM est tombée, aussi bas qu'elle était montée haut l'an passé. Werner, efficace (9e, 31e), et Keïta, virevoltant (45e), se sont amusés à Louis-II, sans jamais trembler malgré le but de la tête de Falcao (43e). Le rouge de Jorge en fin de rencontre (85e) était presque normal dans cette soirée où tout est allé de travers pour les Rouge et Blanc.

>> Le film du match

Louis-II, forteresse aux abois

Comment Monaco en est-il arrivé là? Difficile d'expliquer en tous points un tel naufrage, dans un groupe certes homogène et relevé, mais clairement à la portée des hommes de Jardim. La première faillite est celle de Louis-II. Trois matches, trois défaites, dont deux valises face à Porto (0-3) et Leipzig (1-4). Pourtant à l'aise dans leur jardin en L1 (5 victoires 1 nul, 21 buts marqués 4 encaissés), les Monégasques ont coulé pic à chacune de leur réception européenne. Trahis par leurs leaders, à l'image d'une défense trop souvent coupable, et insuffisamment portés par un Falcao pourtant irréel en championnat (2 buts en 4 matches de C1, 13 en 10 matchs de L1).

Mbappé, Mendy, Silva et Bakayoko, fers de lance de la brillante campagne 2016-2017, ont laissé un vide que les recrues ont été loin de combler sur les pelouses européennes. Les Tielemans, Keita, Lopes ne manquent pas de talent, mais face à ces adversaires-là, sont encore un peu tendres, ou du moins pas assez intégrés dans un collectif qui se cherche encore. La gifle est violente, mais c'est le retour de flamme presque inévitable d'une politique de vente massive et forcément à hauts risques. A méditer pour la direction monégasque qui aura, la coupe d'Europe en moins, beaucoup plus temps pour penser.

>> VIDEO. Deux boulettes en dix minutes, Jemerson plombe Monaco

Vidéo - Riolo : "C'est un résultat indigne pour l'AS Monaco"

Louis-II, forteresse aux abois

Comment Monaco en est-il arrivé là ? Difficile d'expliquer un tel naufrage, dans un groupe certes homogène et relevé, mais clairement à la portée des hommes de Jardim. La première faillite est celle de Louis-II. Trois matchs, trois défaites, dont deux valises face à Porto (0-3) et Leipzig (1-4). Pourtant à l'aise dans leur jardin en L1 (5 victoires 1 nul, 21 buts marqués, 4 encaissés), les Monégasques ont coulé à pic à chacune de leur réception européenne. Trahis par leurs leaders, à l'image d'une défense trop souvent coupable, et insuffisamment portés par un Falcao pourtant irréel en championnat (2 buts en 4 matches de C1, 13 en 10 matchs de L1).

Mbappé, Mendy, Silva et Bakayoko, fers de lance de la brillante campagne 2016-2017, ont laissé un vide que les recrues ont été loin de combler sur les pelouses européennes. Les Tielemans, Keita, Lopes ne manquent pas de talent, mais face à ces adversaires-là, sont encore un peu tendres, ou du moins pas assez intégrés dans un collectif qui se cherche encore. La gifle est violente, mais c'est le retour de flamme presque inévitable d'une politique de vente massive et forcément à hauts risques. A méditer pour la direction monégasque qui aura, la coupe d'Europe en moins, beaucoup plus temps pour penser.

>> VIDEO. Deux boulettes en dix minutes, Jemerson plombe Monaco

A.T.