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Man City-Real Madrid : tout se jouera à Bernabeu

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- - AFP

Au terme d’une demi-finale aller de Ligue des Champions globalement décevante, Manchester City et le Real Madrid se sont séparés ce mardi sur un match nul (0-0). Les Madrilènes, privés de Cristiano Ronaldo puis de Karim Benzema sorti à la pause, ont bien poussé en fin de match mais ont buté sur un bon Joe Hart.

TOPS

Gareth Bale

Dernier rescapé d’une « BBC » décimée (Cristiano Ronaldo, blessé et en tribune, Karim Benzema sorti à la pause), le Gallois a concentré l’essentiel du potentiel offensif madrilène. Il a d’abord œuvré dans son couloir droit avec son style habituel plein de vitesse. Après la pause et la sortie de Karim Benzema, il a pris davantage de responsabilités, venant chercher les ballons plus bas et dans le cœur du jeu. Par ses prises de balles, ses dribbles, ses frappes, il a tenté d’apporter du déséquilibre. Une valeur sûre, le seul dont on se soit dit qu’il pouvait faire basculer le match du côté madrilène.

Joe Hart

Il est un peu court sur la tête de Jésé (71e) qui finira sur le haut de la barre transversale. Cette action l’a sans doute piqué, tant il fut impérial en fin de match. Alors que le Real se montrait toujours plus pressant, Joe Hart a sorti les deux arrêts de classe qui changent tout. Le portier anglais s’est mué en gardien de handball en enlevant du pied une tête de Casimero (79e), puis des bras une frappe de Pepe déviée par Gareth Bale (83e). Si City est toujours en vie, il le doit à son gardien, déjà très bon face au PSG au tour précédent.

Vincent Kompany

Il avait promis d’être « à 100% » pour ce choc face au Real. De retour en championnat la semaine dernière après un mois d’absence dû à des blessures au mollet, Vincent Kompany a tenu parole. Le patron de la défense mancunienne s’est montré intraitable. Il a d’abord éteint un Karim Benzema diminué, avant de tenir la baraque sous la pression espagnole lors du second acte. En témoigne ce coup-franc direct de Bale (79e), sorti… de la tête ! Le symbole d’une équipe de City dure à jouer, mais limitée offensivement.

FLOPS

Le risque zéro

La route s’élève, la pression monte, l’air se raréfie, comme les espaces. City, sur sa pelouse, était soumis à l’habituelle problématique de ceux qui reçoivent en premier, ne pas prendre de but. Le Real avait sans doute encore en mémoire la soufflante de Wolfsburg (victoire 2-0 des Allemands) en quart de finale. La combinaison des deux a accouché d’un premier acte timoré, pauvre en occasions et en prise de risque. L’organisation des deux camps a clairement pris le pas sur les inspirations. Un léger mieux après la pause, mais les deux équipes ne se sont pas montrées à la hauteur d’une demi-finale de Ligue des Champions. Elles se contenteront sans doute d’être toujours dans le coup.

Karim Benzema

Incertain en début de semaine après avoir été touché à la cuisse samedi lors de la victoire face au Rayo Vallecano, le Français a souffert. La physionomie d’un match de faible niveau ne l’a pas aidée. Bien pris par l’axe Nicolas Otamendi-Vincent Kompany, il a été sevré de ballons. Mais il aurait sans doute pu mieux jouer certains coups, comme sur cette frappe expédiée dans les nuages un peu avant la pause, alors qu’il avait le temps. Sa mauvaise soirée s’est conclue prématurément, remplacé par Jésé à la pause, en raison très probablement du réveil de sa blessure. Karim Benzema n’était pas prêt.

Kun Agüero

Dans ce genre de match, on attend la lumière d’un joueur de sa trempe. Déjà peu en vue en quart face à Paris, l’attaquant argentin a brillé par sa discrétion. Son bilan ? Une frappe hors-cadre du gauche au retour des vestiaires (47e). Son enchainement à l’orée des six mètres adverses face à Casimero (59e) a rappelé qu’il avait un sacré bagage. Mais c’est beaucoup trop peu.

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Karim Benzema

S.R