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Manchester City-PSG: avant Paris, des Skyblues en pleine confiance

Battu au match aller par le PSG (2-0), Manchester City est dans une très grande forme avant de recevoir le club parisien ce mercredi soir en Ligue des champions (21h, RMC Sport 1). Et ce malgré l'absence de Kevin de Bruyne, et toujours de véritable numéro 9.

Il y a bien sûr ces quatre jours sans, ces deux revers qui font un peu tâche, contre West Ham en League Cup le 27 octobre (0-0, 5-3 tab), puis contre Crystal Palace en championnat le 30 (2-0). Mais depuis deux mois, depuis sa défaite pas forcément méritée dans le contenu au Parc des Princes le 28 septembre dernier (2-0), Manchester City évolue à un niveau très, très élevé.

Après avoir écrasé Bruges lors des troisième et quatrième journées de Ligue des champions (5-1, 4-1), le club anglais est allé s’imposer à Old Trafford début novembre, sur le terrain du voisin United (2-0), et il a puni Everton le week-end dernier (3-0). Le voilà aujourd’hui deuxième de Premier League derrière Chelsea, premier du groupe A de Ligue des champions, et surtout en pleine confiance avant de recevoir Paris ce mercredi soir à l’Etihad (21h, sur RMC Sport 1).

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De Bruyne n'est pas là, mais Silva et Candelo sont bien présents

Face à Kylian Mbappé, Marquinhos et les autres, City sera privé de son maître à jouer Kevin de Bruyne, testé positif au Covid-19 la semaine passée. Ce n’est pas une bonne nouvelle, évidemment, mais ce n’est pas une nouvelle catastrophique non plus. Car paradoxalement, c’est pendant que le Belge faisait une première partie de saison très moyenne (trois buts, une passe en 14 matchs) que les Skyblues ont passé la vitesse supérieure. Et que d’autres joueurs se sont sublimés.

On pense en premier lieu à Bernardo Silva. Proche d’un départ lors du mercato estival, le milieu offensif portugais (27 ans) marche sur l’eau dernièrement. Ses stats ne sont certes pas "ronaldesques" (quatre buts, une passe), mais l’influence de l’ancien Monégasque est considérable. Plus en confiance que l’an passé, Bernardo est aussi plus à l’aise dans son positionnement actuel. Un poste de relayeur – très libre – qui convient plus à ses qualités naturelles et sa vista que celui de faux numéro 9 auquel avait pu le faire jouer Guardiola ces derniers mois. "En ce moment il est impossible de le sortir de cette équipe, expliquait l'entraîneur mancunien en fin de semaine dernière. Et il est même difficile de trouver un joueur aussi bon que lui en Europe."

L’autre homme (très) en forme, c’est son compatriote Joao Cancelo. Solidement installé à un poste de latéral gauche depuis le début de la saison (il a été titularisé lors de 100% des matchs de PL et de C1), l’ancien joueur de Benfica se retrouve au coeur du jeu lors des phases de possession de son équipe – et elles sont nombreuses. Auteur d’un triplé de passes décisives lors du match retour contre Bruges, Cancelo a encore régalé dimanche contre Everton, en débloquant la rencontre d’une merveille de passe de l’extérieur, qui a fait le tour du monde.

Toujours pas de vrai neuf, mais des jeunes qui grandissent

Ce qui n’a pas changé depuis le match aller contre Paris, en revanche, c’est l’absence de véritable avant-centre dans l’effectif. Au Parc des Princes, cela avait probablement coûté le match à City, qui a longtemps eu le contrôle du jeu, sans parvenir toutefois à se procurer de grosses occasions. Et surtout à mettre le ballon au fond des filets.

"On n'a jamais joué avec un avant-centre qui attend systématiquement dans la surface, a expliqué Guardiola mardi à ce sujet. Mais on a quand même toujours trois joueurs en attaque, même s'ils peuvent jouer plus bas. Et surtout il y a beaucoup de mouvement sur le terrain. On met des noms sur la feuille de match, mais il y a de la liberté sur le terrain, c'est ce qu'on fait depuis six ans."

Ces dernières semaines, le Catalan a donc continué de faire défiler les milieux offensifs en "faux neuf", en envoyant parfois plusieurs joueurs différents en pointe lors d’un même match. Avec succès, puisque lors de ses trois premiers matchs de novembre, City a inscrit neuf buts.

Contre les Toffees, c’est le jeune Cole Palmer (19 ans) – dernière pépite du football anglais – qui s’y est collé, et qui a livré une prestation intéressante. Ce qui peut laisser présager de bonnes choses pour la suite. Avec Phil Foden (21 ans) ou encore Ferran Torres (21 ans aussi), Pep Guardiola a aujourd’hui à sa disposition plusieurs jeunes joueurs offensifs très talentueux, qu’il va pouvoir continuer de modeler. Le PSG n’en fera peut-être pas les frais ce mercredi, mais à l’avenir, d’autres en subiront les conséquences.

C.C.