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Manchester City-PSG: Larqué "ne comprend pas" la présence de Mbappé sur le banc

Touché au mollet droit, Kylian Mbappé sera sur le banc des remplaçants ce mardi soir lors de Manchester City-PSG en demi-finale retour de Ligue des champions (21h, RMC Sport 1). Une sorte d'entre-deux incompréhensible pour Jean-Michel Larqué.

Il ne débutera pas la rencontre, c'est désormais une certitude, mais il est encore possible qu'il entre en cours de match. Touché au mollet droit depuis le match aller, Kylian Mbappé ne sera pas titularisé par Mauricio Pochettino ce mardi soir lors de Manchester City-PSG en demi-finale retour de Ligue des champions (21h, RMC Sport 1), mais apparaitra tout de même sur la feuille de match. Une situation qui échappe un peu à Jean-Michel Larqué...

"Je n’y comprends rien. Je ne comprends plus rien à l’anatomie humaine, a lancé le consultant RMC Sport dans Top of the Foot. Ou il est apte et il débute le match, ou il n’est pas apte et il n’est absolument pas sur la feuille de match. Je n’y comprends rien, parce que s’il entre en cours de match, à une demi-heure de la fin, il peut se claquer au bout de 5 minutes vu qu’il n’est pas apte à débuter. Il peut se claquer à la 73e après être entré à la 70e. (…) Ça a déjà été le cas sous Tuchel, il avait un petit problème à un genou, il n’était pas apte à jouer mais il était quand même sur le banc de touche. Peut-être que les hommes sont faits différemment aujourd’hui, c’est vrai que l’espèce humaine évolue, mais quand moi à mon époque je n’étais pas apte à débuter un match, je n’étais pas sur la feuille de match."

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Petit: "D’un point de vue psychologique, un Mbappé sur le banc, même à 50%, ça compte"

Pour Emmanuel Petit, tout n'est cependant pas noir ou blanc. La présence de Mbappé sur le banc ne le perturbe pas plus que ça. "Peut-être qu’ils ne veulent pas prendre le risque de le péter, peut-être qu’ils ne le feront rentrer qu’en cas de souci, observe le champion du monde 1998. Dans ce match-là il faut des joueurs à 100%, on l’a vu au match aller, il se tenait la jambe, on voyait qu’il n'était plus à 100%. Et on a vu les dégâts que ça a fait, notamment dans le repli défensif. Je pense que c’est bien de le laisser sur le banc."

Un banc depuis lequel Mbappé ne marquera pas de but, c'est certain, mais où il pourrait jouer son rôle. "J’ai vécu ce cas de figure avec Zizou à la Coupe du monde 2002, poursuit Petit. Je peux comprendre d’un point de vue psychologique qu’un Mbappé sur le banc, même à 50%, ça compte. Je pense même que Pochettino et son staff ne disent pas tout aux autres joueurs parisiens, parce que psychologiquement c’est important de l’avoir pour ce genre de match. (…) Et puis il y a un autre aspect qu’on ne mesure pas, c’est que Mbappé ne dit peut-être pas tout, vu qu’il veut être du voyage. Combien de fois j'ai menti au médecin... La volonté de jouer est plus forte à chaque fois, surtout pour un match important."

Mais Larqué demeure plus circonspect. "Vous pensez que Dias, Stones et les autres n’ont pas davantage peur d’un Kean, Icardi ou Di Maria à 100% que d’un Mbappé à 50%?, interroge le capitaine. L’adversaire s’en rend compte, si un joueur est en pleine forme ou non."

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