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OL: Aulas dévoile son budget pour le mercato 2019 et vise "le toit de l’Europe"

Jean-Michel Aulas, président de l’OL, a donné une conférence de presse téléphonique pour évoquer l’état des finances du club. Le dirigeant en a profité pour assurer que le club tenait un modèle qui lui permettait de manière "inéluctable" d’être sur "le toit de l’Europe".

Avant de donner des conseils à Monaco sur le cas Leonardo Jardim, Jean-Michel Aulas a détaillé l’état des finances de l’Olympique Lyonnais, ce mercredi lors d’une conférence de presse téléphonique. Il a annoncé un excédent brut d’exploitation de 74 millions d’euros, qui lui offre de belles perspectives en vue du mercato de l’été 2019.

Une enveloppe de 70 millions d'euros pour l'été 2019

"J’ai toujours essayé de faire en fonction de mes moyens, quelques fois en prenant des risques très importants, a rappelé le dirigeant rhodanien. Ce que je peux dire aujourd’hui, c’est qu’en dégageant 70 millions, on se donne la capacité d’investir l’année prochaine une somme de cet ordre-là en joueurs."

Aulas a confié qu’il avait retenu Houssem Aouar, Ferland Mendy et Tanguy Ndombele l’été dernier après avoir reçu de grosses offres pour ces joueurs qu’il craint avoir de grandes difficultés à retenir l’été prochain. Le tout en rappelant que son modèle économique repose sur la formation et la vente de joueurs tout en se détachant de Monaco, qu’il critique pour la vente massive de joueurs clés. C’est d'ailleurs en évoquant l’ASM qu’il a promis que l’OL avait le bon modèle pour arriver sur "le toit de l’Europe".

"Inéluctable"

"Quand je suis arrivé en 1987, on était en deuxième division et j’avais promis qu’on monterait en première division et c’est devenu inéluctable parce qu’on avait fait les investissements qu’il fallait, a-t-il déclaré. Puis, j’ai dit: "on sera champion de France" et on a fait les investissements inéluctables qui permettaient de le faire et on l’a été sept ans de suite (…) Là, le chemin qui permet de venir un jour sur le toit de l’Europe et que cela soit inéluctable est celui que nous avons pris."

"On le fait bien et mieux que les autres"

"Il faut un modèle économique résistant et résilient, poursuit-il. Ce que ne fait pas l’AS Monaco qui a fait des opérations d’achats-reventes dans un contexte un peu particulier. Nous vendons quelques joueurs qui ne sont pas titulaires et un ou deux très bons joueurs. Monaco en a peut-être vendu trop. Si l’on veut être sur le toit de l’Europe dans les années qui viennent, il faut faire ce qu’on a fait. On le fait bien et mieux que les autres."

NC avec AT