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OL: Aulas s’explique pour Garcia, Blanc et Lacombe

Dans l'After, ce mardi sur RMC, Jean-Michel Aulas a fait un bilan de la situation de l'OL, désormais sur trois victoires de suite après le succès obtenu en Ligue des champions mardi soir contre le SL Benfica (3-1).

Heureux de l'état d'esprit contre Benfica

Dans l'After, ce mardi sur RMC, Jean-Michel Aulas a surtout relevé l'état d'esprit de l'équipe lyonnaise, qui reste désormais sur trois victoires consécutives toutes compétitions confondues après sa victoire face au Benfica (3-1). Une amélioration qu'il attribue au changement d'entraîneur. "C'est vrai que les décisions qui ont été prises assez rapidement, le changement de ce que nous avions imaginé avec Juninho, sont en train de porter leurs fruits".

"J'ai bien aimé la révolte des dix dernières minutes, après avoir pris ce qui but. (...) Dans l'esprit des joueurs, c'est toujours difficile quand on mène 2-0 de se voir reprendre à 2-1 à dix minutes de la fin. (...) L'état d'esprit est de retour, ce n'est pas par hasard: Rudi Garcia fait un très bon travail, très complémentaire de Juninho", ajoute-t-il.

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Aulas juge Depay incontournable

Le président s'est montré assez pessimiste sur une présence de Memphis Depay, dimanche au Vélodrome pour le choc entre l'OM et l'OL. L'attaquant néerlandais est sorti sur blessure à la mi-temps du match contre Benfica, en raison d'une douleur à une cuisse. "C'est vrai que ça va être le sujet, si Memphis est vraiment blessé et n'est pas là à Marseille. Mais j'ai confiance, parce qu'on a un groupe solidaire", estime Jean-Michel Aulas, tout en qualifiant sa vedette de "presque indispensable".

Le dirigeant espère d'ailleurs que son équipe s'inspirera de cette deuxième période disputée sans son leader technique, contre Benfica. "On a la capacité de le faire", constate-t-il, déplorant au passage les "sifflets" de supporters "pas sympas" contre Bertrand Traoré, entré en fin de rencontre.

>> Le résumé de OL-Benfica (3-1)

Satisfait du travail de Rudi Garcia

S'il attend le "point de passage à la fin des phases de groupes", Jean-Michel Aulas est d'ores et déjà conquis par le travail de Rudi Garcia: "C'est vrai que la réaction est intéressante". Il en profite alors pour revenir sur les conditions de son recrutement: "On était quatre à essayer d'apporter une solution. Il fallait vraiment être maso pour ne pas avoir choisi la raison qui s'imposait aux yeux de tout le monde. Rudi Garcia nous a fait une très bonne impression. Il est un homme d'action".

Le président lyonnais développe et fait son mea-culpa sur la nomination de Sylvinho: "On avait besoin véritablement de quelqu'un qui serre la vis, parce qu'on a un groupe jeune, de talent, mais qui s'était un peu laissé allé. L'erreur provient de moi, parce que je suis président. Quand j'ai laissé Juninho choisir Sylvinho, peut-être que j'ai mal mesuré, que j'aurais dû savoir que l'expérience est irremplaçable. L'apport de Rudi avec ses 500 matchs de première division, en France et en Italie, démontrent qu'il est dans le vrai".

Pourquoi l'OL n'a pas choisi Blanc

Interrogé sur son choix d'avoir choisi Rudi Garcia plutôt que Laurent Blanc, Jean-Michel Aulas explique qu'il ne s'agit "pas du tout" d'une question d'argent ou de nombre de membres du staff. Il explique même que l'ancien coach du PSG constituait, lorsque Sylvinho a été débarqué, son choix numéro un: "Pour moi, c'était Laurent Blanc quand je l'ai appelé. J'avais passé une partie de la Coupe du monde en Russie pas très loin de lui. Il me fait toujours bonne impression. On a pris la décision en notre âme et conscience, qui nous paraissait la plus adaptée. Cela ne veut pas dire que Laurent n'aurait pas réussi ou fait beaucoup mieux. (...) On prend nos décisions en fonction d'un certain nombre de critères, on essaie de trouver la meilleure solution".

Peut-être de l'activité dans le mercato

Interrogé sur la possibilité de recruter au mercato hivernal, notamment, pour combler quelques manques dans l'effectif, Jean-Michel Aulas a tempéré sans pour autant balayer l'hypothèse: "Ça fait quatre ans qu'on dégage de l'ordre de 70 millions d'euros d'EBITDA, c'est-à-dire le résultat plus les amortissements. On a probablement la meilleure santé financière du championnat de France. On a peut-être pas fait toujours ce qu'il fallait, mais cette année on a dépensé un peu plus de 100 millions d'euros. (...) S'il faut réinvestir, si Juninho et le conseil d'administration de l'OL estiment que c'est nécessaire pour franchir un cap, pourquoi pas". 

Le départ à la retraite de Bernard Lacombe

Bernard Lacombe, conseiller de Jean-Michel Aulas, a annoncé son intention de prendre sa retraite en décembre. Une annonce qu'il a faite sur RMC avant la rencontre contre Benfica. Et un timing que le président n'a pas particulièrement apprécié, même s'il ne lui en tient pas rigueur: "Je pense qu'il aurait dû me laisser l'annoncer, mais il piaffait d'impatience de le dire et ça montre sa sensibilité. On est restés mariés depuis 32 ans. (...) Bernard fatigue un peu. Il reste quelqu'un d'abordable, qui connaît le foot très bien. Mon ambition est de faire comme à Madrid ou Barcelone, c'est d'avoir cette culture club de manière permanente. Il a été responsable de la formation, il est responsable des anciens et il va prendre sa retraite parce qu'il l'a bien mérité à la fin de la saison. On va faire un très grand match, une très grande manifestation, c'est pour ça que je ne voulais pas qu'il le dise, avec tous les joueurs qui le voudront. (...) Il faut qu'il sorte de l'opérationnel par le haut, mais il va rester au travers de son image, de sa présence, tout en haut de l'affiche parce qu'il va être le patron de tous les anciens. C'est une semi-retraite et il va rester évidemment à nos côtés".

JA