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OL-Bayern Munich: les douloureux souvenirs munichois de Rudi Garcia

A la tête de Lille et de la Roma, l'entraîneur de l'OL, Rudi Garcia, avait concédé deux énormes défaites face au Bayern Munich en Ligue des champions.

En allant se coucher samedi soir, Rudi Garcia avait forcément des étoiles plein les yeux après avoir éliminé Manchester City (3-1). Mais en se réveillant dimanche matin, et en pensant à la demi-finale face au Bayern Munich (mercredi à 21h, sur RMC Sport 1), l’entraîneur lyonnais a sûrement dû avoir quelques sueurs froides. S'il a fait part de son ambition dans la foulée du quart de finale, son historique face au club allemand n’invite pas spécialement à l’optimisme.

6-1 et 7-1 dans les mémoires

De ses quatre affrontements en Ligue des champions face au champion d’Allemagne, deux reviennent évidemment immédiatement en mémoire. Deux défaites en phase de poules sur des scores terribles. En 2012-2013, lors de sa dernière saison à Lille, il s’était incliné à domicile (0-1) avant de subir une lourde défaite en Allemagne (6-1). Deux saisons plus tard, à la tête de la Roma, il avait été humilié au stadio Olimpico (1-7). Le retour à l’Allianz Arena avait heureusement été moins douloureux (2-0). Quatre rencontres, quatre défaites, deux buts marqués, seize encaissés.

Le Bayern, un habitué des gros cartons

Ce 1-6 et ce 1-7 ont longtemps escorté la carrière européenne de Rudi Garcia. Deux scores lourds à la tête de deux équipes différentes mais face au même adversaire. Depuis vendredi dernier, le 8-2 passé par le Bayern au Barça invite toutefois à relativiser… Tactiquement, la défense à trois (et même à cinq lorsque l'on inclut les pistons Dubois et Cornet) peut être un motif d’espoir: en novembre 2012 et octobre 2014, Garcia avait aligné des défenses à quatre.

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En conférence de presse, l’actuel entraîneur de l’OL n’avait pas cherché d’excuses pour expliquer ces déroutes. "On n’est pas fier d’avoir pris une volée, même si c’était face à une équipe très forte. On a failli dans tous les domaines. La première période fut un cauchemar, même s’il y a trois classes d’écart. On n’était pas au niveau et ça ne pardonne pas. On avait l’impression de voir des jeunes contre une équipe d’hommes", disait-il après le 6-1 avec Lille.

Neuer, Boateng, Alaba et Müller sont toujours là

A la tête de la Roma, le 7-1 encaissé à domicile, avait encore été plus dur à avaler. "Le coupable aujourd'hui c’est moi, pas les joueurs. Je me suis trompé sur la stratégie, il fallait plus les attendre, jouer moins ouvert, mais menés d’un but au bout de dix minutes nous nous sommes jetés à l’attaque, et cela a fait le jeu du Bayern. Le seul risque contre le Bayern c’est de prendre un gifle, car ils gagnent presque tout le temps, et nous l’avons prise. Mais perdre comme ça fait mal."

Quatre joueurs du Bayern présents en 2012 et 2014 seront encore là mercredi pour donner des sueurs froides à Rudi Garcia: le gardien Manuel Neuer, les défenseurs Jérôme Boateng et David Alaba, ainsi que l’attaquant Thomas Müller.

ThP