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Pourquoi les clubs anglais sont catastrophiques en Ligue des champions

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A eux quatre, Arsenal, Chelsea, MU et City ont disputé six matches de Ligue des champions cette saison. Pour une seule victoire. Un ratio qui fait peine à voir et que les deux Manchester vont tenter d’atténuer ce mercredi face à Wolfsburg et à Mönchengladbach.

Arsenal à la dérive

Il a rarement été aussi nerveux et agressif. C’est un Arsène Wenger sur la défensive que les journalistes ont retrouvé en conférence de presse mardi soir, après la défaite à domicile d’Arsenal face à l’Olympiakos (1-2). Pour accueillir les champions de Grèce, pas franchement flamboyants sur la scène européenne, le manager des Gunners avait décidé de faire tourner son effectif. Cinq jours avant le choc face à Manchester United en Premier League. Un choix qui a viré au fiasco et déclenché une vague de critiques outre-Manche. Personne n’a compris pourquoi Petr Cech, la seule recrue de l’intersaison, avait pris place sur le banc au profit de David Ospina. Sans Olivier Giroud, suspendu, les Gunners ont fait peine à voir face à une équipe grecque composée en partie d’anciens joueurs de Premier League, comme Esteban Cambiasso (35 ans). Déjà battu par le Dinamo Zagreb (1-0), le club londonien pointe à la dernière place du groupe F après deux journées. La qualification en 8es de finale est déjà compromise.

Chelsea dans le dur

Rien ne va plus chez les Blues. Méconnaissables depuis le début de la saison, les Blues traversent l’une des pires périodes de leur histoire récente. La victoire contre le Maccabi Tel Aviv (4-0) avait fait illusion. La défaite à Porto mardi à rappeler la profondeur du malaise. Chelsea est en crise. C’est clair. Et ce ne sont pas les sorties incendiaires de José Mourinho contre ses propres joueurs qui feront penser le contraire. Distancés par les autres favoris en Premier League, le club londonien pointe à la 14e place du classement, avec déjà cinq défaites au compteur (toutes compétitions confondues). Sans que cela ne ressemble à un scandale. Les choix du Special One laissent parfois perplexes, comme son obstination à aligner un Branislav Ivanovic à côté de ses pompes dans le couloir droit. La faiblesse du groupe G (avec le Dynamo Kiev) devrait tout de même permettre aux vainqueurs de la Ligue des champions 2012 d’atteindre les 8es. Mais les partenaires d’Eden Hazard devront montrer un tout autre visage s’ils comptent aller plus loin cette saison.

City préfère l’Angleterre

Depuis son rachat par un fonds d’investissement d’Abu Dhabi en 2008, Manchester City n’a jamais vraiment flambé en Ligue des champions. Rarement épargnés par le tirage au sort, les Skyblues ont échoué en 8es de finale lors des deux dernières éditions. Il faut dire que les fans de l’Etihad Stadium se passionnent bien plus pour les joutes de la Premier League que pour les soirées européennes. A leurs yeux, il est plus important de terminer devant Manchester United que d’aller loin en C1. D’où un certain contraste entre la formation qui marche sur l’Angleterre et celle qui bégaye sur le Vieux Continent. Après leur défaite à domicile contre la Juventus Turin (1-2), les partenaires de Sergio Agüero, très discret ces derniers temps, n’ont plus le droit à l’erreur dans le groupe D. Ils doivent ramener une victoire de leur déplacement à Mönchengladbach ce mercredi. Ce sera sans Gaël Clichy, Vincent Kompany, Eliaquim Mangala, Samir Nasri et Wiflried Bony, blessés.

United prêt à rebondir

Sous l’impulsion d’un Anthony Martial en état de grâce, Manchester United enchaine les sorties convaincantes ces dernières semaines. Dans l’euphorie, les Red Devils se sont installés le week-end dernier en tête de la Premier League. Tous les voyants semblent au vert à Old Trafford. Et c’est Wolfsburg qui pourrait en faire les frais ce mercredi. Une manière de repartir de l’avant après la défaite sur la pelouse du PSV Eindhoven lors de la première journée de Ligue des champions (2-1). Une rencontre cruelle pour les Red Devils, qui ont enregistré la grave blessure de Luke Shaw ce soir-là (double fracture de la jambe droite). Avant de coup du sort, les Red Devils avaient largement dominé sur la pelouse du Philips Stadion. Ils auraient même dû bénéficier d’un penalty qui leur aurait permis de mener 2-0. Mais ils ont finalement perdu le contrôle du match. Pour mieux prendre leur revanche ?

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur