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PSG-Bayern: Darmanin a fait annuler l’arrêté anti-maillots parisiens à Marseille

Selon les informations du Parisien, c’est le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui a obtenu l'annulation de l’arrêté préfectoral interdisant un temps les maillots du PSG à Marseille, le soir de la finale de la Ligue des champions entre Paris et le Bayern Munich.

Rarement une décision préfectorale concernant le football n’aura fait autant de bruit dans la sphère médiatique et politique. Ce vendredi soir, Le Parisien donne des précisions concernant cet arrêté qui avait suscité la polémique la veille, avant d'être abrogé. 

Deux personnes agressées à Marseille lors de la demi-finale

Jeudi soir, la préfecture des Bouches-du-Rhône avait publié un arrêté interdisant les maillots parisiens à Marseille pour ce dimanche, par crainte de débordement en marge de la finale de la Ligue des champions que disputera le PSG contre le Bayern à Lisbonne (21h sur RMC Sport).

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Lors de la demi-finale du PSG contre Leipzig (3-0), deux personnes, dont l'une arborant le maillot du club parisien, avaient été agressées dans le centre-ville de Marseille. Mais devant le tollé ayant suivi cette décision, le préfet a fait machine arrière et annulé cet arrêté.

Une mesure "pas la plus appropriée" pour Darmanin, "d'une violence inouïe" pour Hidalgo

Selon le Parisien, "plusieurs élus parisiens" ont sollicité le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, poussant pour faire retirer cette interdiction. Parmi lesquels figurent Hugues Renson (LREM, président de l’Assemblée Nationale) et Pierre Charon (PS, sénateur). Pas au courant de cette décision, Darmanin a alors consulté son cabinet, jugeant que cette mesure "n’était pas la plus appropriée".

Contactée par Le Parisien, Anne Hidalgo a également trouvé cette décision "une violence inouïe", se disant "profondément choquée". "Paris a suffisamment souffert avec le hooliganisme et s'il a su restaurer la confiance, c'est en travaillant avec ses supporters. C'est à ce travail de fond que je crois, plus qu'aux interdictions", estime la maire de Paris.

JAu