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PSG: pressing et intensité, la patte Tuchel se dessine après la démonstration face à l'Etoile Rouge

En attaquant de la première à la dernière minute, et en ne relâchant jamais son pressing, le PSG a collé une fessée à l'Etoile Rouge Belgrade (6-1), mercredi, à l'occasion de la deuxième journée de la phase de groupes de la Ligue des champions. Une prestation qui a mis en lumière les progrès évidents de ce Paris version Thomas Tuchel.

Une fessée pour se racheter. Au moins en partie. Deux semaines après sa défaite à Anfield (3-2), le PSG a déroulé ce mercredi face à l’Etoile Rouge Belgrade (6-1) à l’occasion de la deuxième journée de la phase de groupes de la Ligue des champions. Au Parc des Princes (et sur RMC Sport), le club de la capitale a totalement maîtrisé son sujet. Bien sûr, et sans faire offense à l’actuel leader du championnat serbe, l’adversité n’était clairement pas la plus redoutable d’Europe. Neymar et sa bande seront surtout attendus le 24 octobre prochain face au Napoli.

Mais en attendant de retrouver Carlo Ancelotti, les Parisiens peuvent se targuer d’avoir livré une copie quasi-parfaite contre une équipe qui restait sur 34 matchs sans défaite toutes compétitions confondues et qui était parvenue à accrocher Naples (0-0) lors de la première journée de C1. A 4-0 après 42 minutes, le PSG aurait très bien pu retomber dans ses vieux travers. Autrement dit, relâcher ses efforts, arrêter d’attaquer et attendre que l’arbitre siffle le coup de sifflet final en faisant tranquillement tourner le ballon. Ce n’est pas du tout ce qu’ont vu les supporters parisiens mercredi.

"Il faut continuer avec autant d'intensité"

Tout au long de la seconde période, les protégés de Thomas Tuchel ont continué à prendre d’assaut la surface serbe. S’ils n’ont pas réussi à conserver leur cage inviolée, ce qui reste sans doute le seul point noir de leur soirée, ils ont alourdi la marque grâce à Neymar et Kylian Mbappé. Face à l’Etoile Rouge, ce PSG version Tuchel a indéniablement donné l’impression d’être une machine insatiable. Toujours prête à rouler un peu plus sur son adversaire. C’est une impression qui tend à se confirmer puisque Paris avait déjà montré la même exigence, alliant pressing de tous les instants et rythme infernal, ce week-end à Nice (3-0).

"On avait envie de gagner, de bien jouer, d'être dangereux. Je pense qu’on doit être satisfait de la manière et de la façon dont on a gagné. 6-1, c'est un très gros résultat", s’est félicité Marco Verratti, au micro de RMC Sport, après cette première victoire parisienne cette saison en Ligue des champions. Thiago Silva ne disait pas autre chose: "On a été incroyables en première période. On a été très concentrés. Il faut continuer avec autant d'intensité et d'agressivité." Intensité et agressivité, voilà deux termes qui correspondent de plus en plus à ce PSG rouleau-compresseur.

Le 4-2-3-1 fonctionne bien

"Nous n’avons pas gagné parce que nous avons les meilleurs joueurs, mais parce que nous avons été la meilleure équipe. J’aime beaucoup le fait que nous avons récupéré beaucoup de ballon haut. La deuxième chose, c’est qu’on est resté très concentré en deuxième période avec beaucoup de respect pour le jeu, et ça j’aime bien", a insisté de son côté Thomas Tuchel. Si la désillusion d’Anfield n’est évidemment pas oubliée, Paris a sans doute livré son match le plus abouti depuis le début de la saison, répondant aussi bien présent dans l’attitude que techniquement et tactiquement.

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Sur le plan tactique, justement, Tuchel a peut-être trouvé la bonne formule avec son 4-2-3-1. Un système qui lui permet d’aligner à la fois Di Maria, Neymar, Mbappé et Cavani. Dans ce schéma, l’un de ces quatre fantastiques sort jusqu'à présent du lot: Neymar. Auteur d’un doublé dans cette position de meneur de jeu à Nice, l’ancien Barcelonais a cette fois-ci claqué un triplé et paraît totalement à l’aise. Au-delà de ses trois buts, il fait preuve d’altruisme dans ce rôle en distribuant du caviar à ses coéquipiers, comme il l’a fait contre l’Etoile Rouge.

Neymar et le PSG seront une nouvelle fois attendus au tournant, dimanche, pour le choc de la 9e journée de Ligue 1 contre Lyon. Soit deux semaines et demi avant de recevoir le Napoli. Là encore, intensité et pressing seront deux ingrédients plus que nécessaires pour espérer l'emporter.

Rodolphe Ryo