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Séville-Lille: le gros coup des Dogues en Andalousie

Après dix matchs sans victoire en Ligue des champions, Lille a mis fin à sa série noire ce mardi soir, en s'imposant sur le terrain du Séville FC malgré l'ouverture du score andalouse (2-1, sur RMC Sport 1). A deux journées de la fin, le LOSC est deuxième du groupe G, et donc bien placé pour la qualification.

Une victoire fort malvenue de Wolfsbourg contre Salzbourg à l'heure de l'apéritif (2-1), des faits de jeu défavorables, un but gag, des Dogues d'abord peu inspirés... Deux jours après Halloween, tous les ingrédients semblaient réunis, ce mardi, pour offrir au LOSC une soirée cauchemar. Une soirée comme le foot français en a beaucoup trop vécu ces dernières années en Ligue des champions, et qui voient, à la fin, l'un de ses représentants prendre la porte. Mais non. Pas cette fois.

Renversant, capable de se révolter à défaut de se sublimer, Lille est parvenu à réaliser une bien belle opération sur la scène aux étoiles, en s'imposant sur le terrain du Séville FC, troisième de Liga (2-1). Un succès qui permet aux Dogues de mettre fin à une vilaine série de dix matchs sans victoire en C1, et surtout de remonter à la deuxième place du groupe G. A deux journées de la fin, le champion de France en titre peut toujours finir dernier, mais il peut aussi terminer premier. Et il a de vraies chances de se qualifier pour les huitièmes.

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Deux minutes, deux coups du sort

Si Benjamin André et ses camarades montrent le même investissement, la même application, et la même gestion des temps forts et des temps faibles que lors de leur deuxième période à Sanchez-Pizjuan, ils peuvent réellement être optimistes. S'ils reproduisent en revanche leur catastrophique entame de match, la suite pourrait être compliquée...

Car pour le LOSC, tout a d'abord basculé - du mauvais côté - au quart d'heure de jeu. Et en deux actions. A la 15e, les supporters lillois ont vu, médusés, un dégagement de Thiago Djalo être contré par son propre coéquipier Reinildo, pour offrir une action de but parfaite à Séville, conclue à bout portant par Lucas Ocampos après une première frappé repoussée de Rafa Mir (1-0). Et sur la deuxième, deux minutes plus tard (17e), les fans des Dogues ont vu l'arbitre... ne rien voir. Alors que Jonathan David a été victime d'une faute évidente de Thomas Delaney, ni l'homme au sifflet, Monsieur Kovacs, ni ses assistants vidéo n'ont jugé bon d'accorder aux Nordistes un pénalty.

Ce n'était que partie remise. Car son pénalty, Lille a fini par l'obtenir. Mais 25 minutes plus tard, sur une action totalement anodine. Bien loin du jeu, malgré l'absence évidente de danger, Delaney s'est encore fait remarquer par un accrochage - du bras - sur Jonathan Bamba. Après intervention du VAR, Jonathan David s'est donc retrouvé seul, à 11m du but de Bounou. Pour égaliser (1-1, 43e). Et réveiller les Dogues.

Ikoné, le loupé puis la libération

Au terme d'une première période où ils n'ont rien montré, ou presque, les Lillois auraient même pu se retrouver devant à la pause, si Jonathan Ikoné, bénéficiant d'une interception pour partir seul face à Bounou, ne s'était pas totalement emmêlé les pinceaux devant le portier marocain (45e+1). Mais là encore, ce n'était que partie remise.

Au retour des vestiaires, tandis que le LOSC était cette fois dans de bien meilleures dispositions, Ikoné s'est rattrapé comme un grand. Auteur d'un superbe décalage pour Çelik, l'international français a profité de la frappe du turc sur le poteau pour hériter du ballon et donner l'avantage aux siens (2-1, 51e). La suite, donc, n'a été que gestion.

Certes, Lille - privé de Burak Yilmaz - aurait pu tuer la partie en gérant mieux un ou deux contres. Jocelyn Gourvennec aurait peut-être gagné aussi à laisser Renato Sanches sur le terrain, même si le Portugais était clairement ciblé par les Andalous. Mais le LOSC a réussi à ne pas se mettre le feu, à ne pas trop subir (du moins avant l'interminable temps additionnel), en continuant à jouer relativement haut. Et c'est comme ça, en costaud, qu'il a validé ses trois points. Reste à ne pas tout gâcher lors des deux dernières journées. A la maison contre Salzbourg le 23 novembre (sans Ikoné ni André), puis à Wolfsbourg le 8 décembre.

C.C.