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Super League en "stand by": Florentino Perez s'explique et tacle "l'agressivité" de l'UEFA

Au lendemain de l'échec de son projet de Super League, Florentino Perez s'est expliqué sur la Cadena Ser. Le président du Real Madrid en profite pour tacler l'UEFA et assure que le projet partait d'une bonne intention.

Il est toujours le président d'une Super League qui a du plomb dans l'aile. Florentino Perez était ce mercredi soir l'invité de l'émission El Larguero sur la Cadena Ser, pour livrer ses explications sur son projet et ses intentions. L'occasion, pour le dirigeant du Real Madrid, de tacler le comportement de l'UEFA et son nouveau format de Ligue des champions.

Le nez dans ses très nombreuses feuilles, Florentino Perez confie "travailler sur ce projet depuis trois ans": "Je suis un peu triste parce que cela fait trois ans qu'on travaille sur ce projet. On s'est demandé ce qu'on pouvait faire pour sortir des difficultés économiques. Le format de la Ligue des champions a vécu, il est vieux et n'a d'intérêts qu'à partir des quarts de finale. Les 12 équipes qui étaient là ont perdu énormément d'argent les saisons précédentes, encore plus cette saison. Le format ne fonctionne pas et nous nous sommes dit que nous allions en développer un nouveau." En confirmant que le projet est en "stand by" mais donc pas abandonné.

"Les 12 clubs ont signé un contrat"

S'il assure ne pas "se sentir seul", le dirigeant du Real Madrid dit avoir été surpris par "l'agressivité" générale contre le projet de Super League. "J'ai vu de l'agressivité de la part du président de l'UEFA et des présidents des autres clubs, comme si tout cela était orchestré. Je n'avais jamais vu une telle agressivité de ma vie, dans les menaces, les insultes... On aurait dit que j'avais tué quelqu'un. Nous avons travaillé sur l'idée de ce qu'on pouvait faire pour aider et sauver le football. Nous voulions aider de faire quelque chose pour aider tout le monde", ajoute le président.

Florentino Perez précise, à propos de la défection des six clubs anglais engagés dans le projet de Super League, que l'un d'eux "n'était pas très intéressé". Mais il rappelle que les 12 clubs "ont signé un contrat". Assurant que ces contrats "sont contraignants" et ne peuvent donc pas être rompus si facilement.

https://twitter.com/apobouchery Apolline Bouchery Journaliste RMC Sport