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Super League: Perez ne craint pas les menaces de l'UEFA, y compris pour l'exclusion cette saison

Invité ce lundi soir dans l'émission télévisée El Chiringuito, Florentino Perez a défendu le projet de la Super League, nouvelle compétition créée par douze clubs dissidents, dont il est le président. L'homme fort du Real Madrid a expliqué ne pas craindre les menaces ni les potentielles sanctions brandies par l'UEFA depuis l'annonce de ce projet.

La menace place sur les clubs frondeurs. Depuis l'annonce d'un projet d'une Super League dissidente, l'UEFA réfléchit à plusieurs hypothèses pour sanctionner les 12 clubs européens à l'origine de ce projet allant à l'encontre de la nouvelle reforme de la Ligue des champions, adoptée elle ce lundi.

"La loi nous protège"

"Ces clubs doivent partir", a indiqué ce lundi Jesper Moller, membre du comité exécutif de l'UEFA, à propos des clubs toujours en course pour les compétitions européennes à l'image du Real Madrid. L'idée d'exclure le club merengue et les autres des championnats nationaux existent aussi.

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Nommé président de cette Super League, Florentino Perez ne croit pas aux menaces qui planent sur la tête des frondeurs.

"Cela n'arrivera pas, la loi nous protège. Nous n'allons pas entrer dans les questions juridiques. C'est impossible (...) Ce sont des menaces de la part de quelqu'un qui confond monopole et propriété. Il ne faut pas menacer, il faut dialoguer, a rétorqué le président du Real Madrid, dans un entretien ce lundi pour l'émission El Chiringuito. Nous avons proposé un format qui, selon nous, sauve le football (...) Il faut d'abord être plus transparent, l'UEFA ne s'est pas distinguée par sa transparence. Les monopoles sont terminés. Le football est au bord de la faillite. Pas que les gros, tout le monde. S'il n'y a pas d'argent chez les grands, ils n'achètent pas de joueurs aux autres. C'est une pyramide."

"Les joueurs ne seront pas sanctionnés en sélection"

L'UEFA, avec le soutien de la FIFA, menace aussi en substance d'interdire la présence en sélection nationale aux joueurs qui participeront à cette nouvelle compétition.

"Les footballeurs peuvent être tranquilles, cela n'arrivera pas. Ils ne seront pas sanctionnés en sélection. C'est la confusion de ceux qui contrôlent les monopoles, a balayé aussi Florentino Perez. Bien sûr, l'UEFA est un monopole. Elle doit être transparente, elle n'a pas une bonne image tout au long de l'histoire. Ils n'ont à menacer personne. Personne n'a rien fait de mal. Leur format, à notre avis, ne fonctionne pas. J'ai parlé avec toutes les ligues, les fédérations. Personne ne comprend."

Florentino Perez a aussi lancé l'idée d'une "Super League 2" pour répondre à ceux qui pointent du doigt cette nouvelle compétition qui ressemblerait à un club privé.

Le nouveau président de cette ligue européenne a assuré également que les présidents ont le désir de "sauver le football" face aux difficultés qui planent en ce moment dont la crise du coronavirus ou des audiences en baisse.

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GL