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Super League: le gouvernement espagnol s’oppose officiellement au projet

Selon la Cadena COPE, le gouvernement espagnol a transmis ce mardi un courrier à la Cour de justice européenne afin d’exprimer son opposition à la création d’une Super League. Une manière de soutenir l’UEFA, engagée dans un combat avec le Real Madrid, le FC Barcelone et la Juventus, qui continuent de soutenir ce projet élitiste.

Un document officiel. Et un contenu extrêmement clair. Selon la Cadena COPE, le gouvernement espagnol a exprimé ce mardi son opposition à la création d’une Super League de football. L’avocat de l’État aurait transmis à la Cour de justice européenne un courrier détaillé concernant ce projet de compétition élitiste, regroupant les plus grandes équipes d’Europe. Une manière de soutenir l’UEFA, la Fédération espagnole et la Liga dans leur rejet de la Super League. L’Espagne vient ainsi gonfler les rangs des pays engagés contre cette révolution du football de clubs, toujours souhaitée par le Real Madrid, le FC Barcelone et la Juventus.

Lors d’un entretien accordé la semaine passée à Mundo Deportivo, Eduard Romeu, le vice-président économique du Barça, a évoqué la possibilité de relancer cette idée, qui avait été retoquée au printemps dernier. "La Super League doit être repensée, c’est un bon projet mais nous ne sommes pas d’accord sur la façon dont il a été exécuté et comment il aurait dû être exécuté, a déclaré le dirigeant catalan. Les fédérations et les ligues doivent se sentir à l’aise et les clubs libres. À partir de là, nous pouvons construire quelque chose qui sera probablement différent de ce que nous avions pensé mais dans lequel nous nous inscrivons tous (…) Au final, ça prendra plus de temps mais ce sera plus concluant."

"Le dialogue politique doit reprendre", selon Agnelli

Fin septembre, Andrea Agnelli, le président de la Juventus, était également revenu à la charge à ce sujet. "La Super League, qui vise à offrir au monde le meilleur spectacle de football jamais vu, a trois valeurs essentielles intégrées dans son règlement, dans le but de garantir la stabilité de notre industrie", avait expliqué le patron italien dans une lettre adressée aux actionnaires de son club. Dans l’ordre, il avait mis en avant "un nouveau cadre partagé pour maîtriser les coûts et contribuer à assurer une compétitivité équilibrée au sein des différentes compétitions", "des engagements forts en faveur de la solidarité et de la mutualité" et "une focalisation centrale sur les performances des clubs dans les compétitions européennes et sur la manière dont ils contribuent au développement des talents".

Un programme, pensé pour "les fans, les joueurs et les investisseurs", sur les bases duquel "le dialogue politique doit reprendre", avait estimé Agnelli. Avant de conclure: "Rien ne peut être tenu pour acquis. Tout peut être amélioré et repensé." De quoi agacer sérieusement Aleksandr Ceferin, le président de l’UEFA et farouche opposant à la Super League, avec qui il entretient des relations particulièrement tendues.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Journaliste RMC Sport