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On attend toujours le Messi

Lionel Messi

Lionel Messi - -

La superstar du football sud-américain tarde à briller sous le maillot d’une équipe argentine tenue en échec par la Bolivie en ouverture de « sa » Copa America (1-1).

« Qui te connais ? » titrait le quotidien sportif argentin Olé au lendemain du match d’ouverture de la Copa America. Une question adressée à Lionel Messi, dont la performance, pourtant loin d’être indigne, n’a en rien reflété le talent qui le caractérise dès lors qu’il revêt le maillot du FC Barcelone. Un Messi aux deux visages qui n’a pas affiché le plus souriant face à la Bolivie vendredi dernier. Fatigue ? Manque de motivation ? Organisation tactique différente ? Selon le président de la Fédération Argentine de Football, le problème du double Ballon d’or aurait pour origine la difficulté qu’ont ses coéquipiers à se mettre au diapason : « Messi joue toujours bien, jamais mal, contrairement à ceux qu’il a autour de lui » a lancé Julio Grondona au lendemain du match nul (1-1) face à la Bolivie.

Un coup directement asséné aux deux milieux axiaux, Esteban Cambiasso et Ever Banega, montrés du doigt pour leur incapacité à réguler les offensives de leur équipe lors du match d’ouverture. Car sous le maillot Blaugrana, Messi profite du grand art de ses collègues champions du monde Xavi, Iniesta et Busquets, avec qui il a été formé dès son arrivé dans la Masia catalane à l’âge de 13 ans. Pour Omar Da Fonseca, expert du football sud-américain, les coéquipiers de l’Argentin ne sont pas à blâmer mais il est clair que les automatismes du Barça lui manquent en équipe nationale : « Je n’irai pas dire que les autres jouent mal mais ils n’ont pas la même dynamique, le même volume, les mêmes repères. Au Barça, quand Messi a le ballon, il a parfois quatre ou cinq joueurs devant lui. Daniel Alves par exemple vient toujours proposer une solution dans le couloir droit alors qu’en Argentine, les latéraux restent plus collés au poteau de corner. Mais ses contrôles, ses prises de balle sont magnifiques. La qualité du joueur ne change pas », assure l’ancien attaquant argentin de l’AS Monaco.

Difficile en effet de croire que le génie démontré par « la Puce » chaque semaine avec son club, n’est dû qu’à la qualité de ses partenaires du Camp Nou. Difficile également de concevoir qu’un tel concentré de perfection footballistique ne puisse exploser un jour en sélection, où la figure tutélaire de Maradona reste pesante. Reste à savoir quand. Cette Copa America édition 2011 organisée sur ses terres en serait l’occasion idéale. Au vu du faible rythme observé lors des premières rencontres de l’épreuve, les spectateurs ne demandent qu’à s’enflammer…