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Super League: le DG de Leeds allume les clubs du Big 6, "des brutes de cour de récré"

Dans un billet publié ce week-end, le directeur général de Leeds, Angus Kinnear, a détruit les clubs anglais s'étant éphémèrement engagés dans la Super League. Et pointé leur "trahison".

Le rocambolesque épisode de la Super League aura offert aux observateurs quelques saillies mémorables. La dernière en date nous vient d'Angus Kinnear, le directeur général de Leeds. Dans un billet publié dimanche avant la réception de Manchester United en Premier League (0-0), le dirigeant des Whites a dit tout le mal qu'il pense des clubs anglais du Big 6, et de leur récente tentative de sédition. En n'hésitant pas à provoquer et tacler ses confrères.

"Il y a deux semaines, nous avons quitté l'Etihad Stadium avec l'impression que Manchester City n'avait pas aimé être humilié par le modeste Leeds United (victoire 2-1, ndlr), chambre Kinnear, mais nous n'aurions jamais pu prédire que ce serait pour eux le catalyseur de la création de leur propre compétition, où ils n'auraient plus à être incommodés par le spectre de l'échec sur le terrain."

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"Le calendrier de leur plan combiné à la pandémie mondiale n'était pas une coïncidence, il était profondément cynique"

Et de durcir le ton: "L'audace d'un Leeds United renaissant, d'un Aston Villa ambitieux, d'un Leicester brillamment géré, d'un West Ham qui se bat pour la Ligue des champions et d'un Everton avec des projets de stade ambitieux ont clairement dépassé les autoproclamés 'big six'. Le calendrier de leur plan combiné à la pandémie mondiale n'était pas une coïncidence, il était profondément cynique, et le complot clandestin vis-à-vis des autres actionnaires de la Premier League l'a rendu encore plus séditieux."

Angus Kinnear se demande si le projet de Super League était un "véritable mouvement de séparation", ou "l'acte de brutes de cour de récréation". Mais le résultat est pour lui le même: "C'est une trahison envers tous les vrais supporters", tacle-t-il.

Des supporters dont il salue les prises de position et l'unité face à cette crise, comme il salue le discours de certains acteurs, notamment James Milner, joueur de Liverpool mais aussi "enfant de Leeds", l'un des premiers à s'être exprimé clairement sur le sujet. L'inverse des présidents ou propriétaires des clubs du Big 6. "C'est une honte que les entraîneurs et les joueurs aient eu à défendre l'indéfendable devant les médias pendant que leurs propriétaires se recroquevillaient chez eux", écrit encore Kinnear.

Sur une note plus positive, le DG de Leeds espère que les récents événements permettront à tous les concernés d'en tirer des enseignements. Mais il se veut prudent: "La bataille de cette semaine contre l’élitisme a peut-être été gagnée, mais la guerre doit être menée sans relâche."

C.C.