RMC Sport

Quatre raisons pour lesquelles la France attire autant les meilleures joueuses

Alex Morgan

Alex Morgan - AFP

Si le mercato hivernal en Ligue 1 ne bat pas son plein, en revanche, en Division 1 féminine depuis fin décembre, les arrivées majeures se succèdent au sein de l’Olympique lyonnais, du Paris Saint-Germain ou encore de Montpellier. Explications.

Les meilleurs clubs du monde sont français

Désigné meilleur club de monde fin décembre par la Fédération internationale de l’histoire du football, l’Olympique lyonnais domine la France et l’Europe et semble encore plus fort que jamais avec la star américaine Alex Morgan, les championnes olympiques allemandes Dzenifer Marozsan et Josephine Henning. A ses côtés, le Paris Saint-Germain a marqué les esprits ce dernières années avec une finale et une demi-finale de Ligue des champions ces deux dernières saisons.

Des performances sportives qui se combinent à une puissance financière. L’Olympique lyonnais et le PSG font partie des plus gros budgets européens (près de 7 millions pour le PSG). Ils ont donc les moyens d’attirer des grandes joueuses comme l’Américaine Alex Morgan.

La France, l’un des meilleurs championnats européens

Avec l’hégémonie de l’OL, décuple champion de France en titre et vainqueur de la Ligue des champions 2016, les parcours européens du PSG (finale 2015 et demi-finale 2016) ou encore la qualité montpelliéraine, le football féminin a des résultats et impressionne hors de ses frontières. Les clubs allemands l’ont vécu à leurs dépens. « Le championnat français supérieur à l’Allemagne ? Oui et non. Les tops clubs français sont meilleurs que les clubs allemands, et brigueraient les meilleurs places allemandes chaque saison. Mais pour l’instant, l’Allemagne est plus homogène mais cela ne devrait durer qu’un ou deux ans avec les probables montées de clubs professionnels comme le LOSC ou de Dijon la saison prochaine », analyse Fabien Petit, agent officiel FFF.

L’effet championnats d’hiver

Une des particularités du football féminin est le nombre de championnats dits « estivaux ». En Angleterre, aux Etats-Unis, ou encore en Suède, les championnats se jouent de mars-avril à novembre. Entre décembre et avril, beaucoup de joueuses de niveau international bénéficient d’une très longue coupure. Elles en profitent donc pour venir jouer en Europe et choisissent désormais la France comme Amandine Henry qui devrait s’engager officiellement dans les prochains avec le PSG : « Lors du mercato d’hiver, il y a vraiment l’opportunité de faire des bons coups. Les championnats américains, russes, sont en trêve, les filles viennent pour quelques mois afin de s’entretenir », confie Sébastien Joseph, entraîneur de Rodez (actuel 6e de D1).

L’effet Coupe du monde 2019

Dans deux ans et demi, la France accueillera la Coupe du monde 2019. Les projecteurs vont bientôt se braquer sur le championnat hexagonal. Les clubs et les joueuses veulent donc prendre le bon wagon. Depuis quelques temps, selon Fabien Petit, les joueuses sont plus attirées par la D1.

Anthony Rech